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MEDIA> Le respect des valeurs d’éthique et de déontologie en période électorale

Une préparation adéquate des journalistes s’avère nécessaire pour pouvoir assurer une couverture objective des élections, d’autant plus qu’ils ont  un rôle déterminant dans la légitimation et l’acceptation des résultats des élections. Cela a été dit par Mathias Ndayiragije, journaliste à la Radio télévision nationale du Burundi, dans sa présentation lors de la première journée de formation des journalistes organisée le mardi 3 mars 2020 à Bujumbura.MEDIA


« Dans la période électorale, les journalistes font face à  des défis et des pièges à éviter. Ainsi, les responsabilités confèrent aux journalistes des droits et des devoirs », a indiqué Mathias Ndayiragije.Selon M. Ndayiragije, le journaliste a le droit de pouvoir informer librement, sans être l’objet de pressions ou d’intimidations et le devoir de délivrer aux électeurs une information responsable, c’est-à-dire objective, instructive et constructive. Pour se protéger contre de multiples pressions auxquelles il peut être soumis en période électorale, le journaliste doit s’en remettre aux principes de base de son métier à savoir l’éthique et la déontologie.


Le journaliste contribue en matière d’éducation électorale des citoyens

Avant la campagne électorale, il est impératif que le journaliste contribue en matière d’éducation électorale des citoyens. Il doit présenter des informations vérifiées et exactes afin que son reportage soit considéré comme fiable. Il doit aussi rendre compte des programmes et des débats entre les partis ou candidats en leur donnant la parole de manière équitable et équilibrée et sans laisser transparaître directement ou indirectement ses opinions. Le compte-rendu professionnel d’une campagne ne doit jamais indiquer aux électeurs quel est le meilleur choix.  D’après M. Ndayiragije, le journaliste est appelé à garder son indépendance éditoriale et résiste aux pressions politiques, sociales et financières susceptibles d’infléchir sa rigueur dans le traitement de l’information. Il suit uniquement les directives des responsables de sa rédaction, et, lorsqu’il travaille seul, de sa morale et de son éthique. Il s’interdit d’utiliser des moyens déloyaux pour obtenir des informations, ne verse ni ne reçoit d’argent en échange d’informations et s’interdit tout plagiat 


Identifier et hiérarchiser les informations

M. Ndayiragije a mentionné que la préparation de la couverture de la campagne électorale commence par la planification des ressources nécessaires à l’élaboration d’une grille de programmes et d’une organisation de la rédaction spéciale et adaptées à la période électorale. La couverture médiatique doit s’organiser avant le début de la campagne officielle en rassemblant un maximum d’informations sur les partis et les candidats. Il convient donc de prendre contact avec les personnes occupant une place dans l’organisation de leur campagne et de dresser une liste des grands enjeux et des préoccupations des électeurs D’après le même intervenant, le journaliste doit savoir identifier et hiérarchiser les informations qui doivent être utilisées et traitées pour couvrir de manière professionnelle et équitable la campagne électorale. Les médias sociaux ne doivent pas constituer la seule source d’information du journaliste. Ils doivent s’ajouter aux sources traditionnelles et les informations qu’ils contiennent doivent être vérifiées. Il convient de mentionner que cette formation des journalistes a été organisée par l’Institut panos Grands lacs en collaboration avec l’Organisation des médias d’Afrique centrale (Omac).


Eric Mbazumutima

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