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Lettre à ma nièce, Niyonkingi Leira Laurelle Elève au Lycée Nyankanda

Chère nièce,

Dans le riche contenu de la lettre que tu viens de m’envoyer, j’ai découvert encore une fois que tu veux rester toujour à jour sur la vie au quotidien. Tes questions à propos de la fête internationale de la femme m’ont fortement surpris. Je me suis demandé où tu avais trouvé cette inspiration de poser de telles questions qui coiffent presque tous les contours en rapport avec cette fête, impatiemment attendue par les femmes et les filles du monde entier. Je me suis demandé ce que tu allais faire avec ta chère maman si tu serais en vacances. Pour ne pas tomber plus  dans l’accessoire avant de parler de l’essentiel, je t’apprends chère Niyonkingi que tes parents sont au bout en ce qui est  des préparatifs pour cette occasion. Ton père semble le plus concerné par cette journée, tu ne peux pas croire. Comme pour découvrir ce que je ressens à propos de cette fête, je t’apprends d’abord que nous nous sommes croisés la semaine passée ; il m’a demandé si les hommes peuvent se joindre ou pas aux femmes dans la célébration de cette journée. Quand il m’a demandé si un homme peut faire quelque chose pour sa femme à cette occasion, je lui ai fait, simplement, avec toute la sagesse, un sourire et un geste d’approbation avec la tête. L’homme a, en fait, le devoir  de  poser un geste allant dans le sens de la promotion des droits de la femme. Par ailleurs au Burundi, on retient ceci : « Levons nous tous pour la réalisation des droits de la femme !». 

Chère nièce,

 Pour toutes tes questions, on parlerait du matin jusqu’au soir à propos de cette journée. Mais, retiens surtout que le 8 mars, est le jour où l’on reconnaît et l’on souligne, à l’échelle mondiale, les réalisations sociales, économiques, culturelles et politiques des femmes et des filles, et où l’on sensibilise le public au travail qui reste à faire. Tu insistes sur l’origine de la fête du 8 mars. Je t’apprends que la date du 8 mars est réinvestie avec le regain féministe des années 70 et la « Journée internationale des femmes » est reconnue officiellement par les Nations unies en 1977, puis en France en 1982. ... Car tant que l'égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de la célébrer. Sa célébration est en fait une occasion de réfléchir sur les conditions des Femmes dans le monde et de lutter contre les inégalités face aux hommes.

Chère nièce, 

Tu me demandes de te parler de ce que seraient certains de ces  droits de la femme. Retiens le droit à l'intégrité et à l'autonomie corporelle ; les droits civiques, dont le droit de vote et le droit de participer à la vie politique via l'éligibilité et la participation effective au pouvoir exécutif à travers une forme de parité, le droit à l'égalité devant la loi et autres. Le monde des femmes, des filles sans oublier aussi quelques hommes aspire au faite que l’autonomisation des femmes et des filles en vue de leur assurer une participation égale à la vie économique, sociale et politique offrant, à cet effet, d’importants avantages aux personnes de tous genres. Comprends bien ma chère. La prospérité économique, favorise la paix et la sécurité, soutient l’équité et la justice dans notre société et, enfin, elle crée des communautés plus heureuses et plus saines. Je te souhaite alors, toi  chère Niyonkingi,  avec tes amies et connaissances, de bien passer cette journée, et le plein succès des femmes et des filles dans la marche vers un monde d’égalité des genres.

 Ton oncleAlfred Nimbona

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