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8 mars> Journée internationale de la femme

La journée internationale de la femme est une occasion de se concerter entre femmes, d’évaluer le pas déjà franchi et de penser aux perspectives d’avenir. C’est aussi une journée de  prise de conscience sur le rôle que doit jouer la femme pour la promotion de ses droits. C’est du moins ce qui ressort d’un entretien avec deux membres de l’association des femmes vivant avec handicap «Les Vaillantes,» Anne Marie Nduwimana et Violette Ndayishimiye.

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A l’endroit où on les a trouvées à leur lieu de travail, ces femmes ne négligent rien. Pour elles, pas question de considérer une seule journée comme étant une journée de la femme alors quecelle-ci doit la célébrer tous les jours par le travail. Le travail avant tout pour s’auto-développer et participer au développement de leur nation. En tenant compte de la devise de cette année, « Levons nous tous pour la réalisation des droits des femmes », Mme Nduwimana indique que ce genre d’occasion doit aider les femmes à savoir où elles vont et se fixer des objectifs. En tant que femmes vivant avec handicap, ces dernières devraient se montrer au grand jour pour manifester leurs talents. Toutefois, certains parents sont toujours dans l’ancienne époque où ils cachaient leurs filles vivant avec handicap. Mme Nduwimana dit que cela a un impact négatif sur l’avenir de ces enfants. Certains enfants pouvant parler peuvent faire leurs études malgré leur état de handicap. Cela aide les enfants à se prendre en charge dans l’avenir et subvenir aux besoins de leurs familles.Quant aux femmes qui pensent qu’être femmes vivant avec handicap est une chance de voir des gens qui les assistent, nos interlocutrices s’inscrivent en faux.        « elles sont par contre des piliers et des pionnières dans la société » ; dit Violette Ndayishimiye. Elle décourage celles qui s’adonnent toujours à la mendicité. Elles encourage par ailleurs celles qui ont dépassé l’âge des études primaires ou secondaires, de suivre des cours dans les écoles des métiers. Encore faut-il qu’elles adhèrent aux coopératives et associations pour apprendre des autres. Que celles qui sont déjà avancées sensibilisent les autres femmes en vue d’aller de l’avant. « On doit participer aux plans de développement comme les autres. De même, quant aux postes politiques, que la femme vivant avec handicap considère qu’elle ne recevra que ce qu’elle mérite au même niveau que les autres », dit Anne Marie Nduwimana.


Blandine Niyongere

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