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Journée mondiale de la Femme> Le respect des droits de la femme citadine par sa famille

A l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme le 8 mars de chaque année, Le Renouveau s’est entretenu avec différentes femmes citadines. Par leurs témoignages, elles affirment  qu’elles font face à différents problèmes dans leur vie au quotidien. Elles font un clin d’œil à toutes les femmes que le changement commence par elles-mêmes.


« Il y a toujours  des querelles entre moi et mon mari ». C’est le témoignage d’une femme qui travaille dans une des banques commerciales à Bujumbura. O. N fait savoir qu’elle est mariée et a trois enfants. « Mon mari ne travaille plus, il y a deux ans. Maintenant, avec mon salaire, je m’arrange pour satisfaire les besoins indispensables de ma famille. Je paie le loyer, les frais scolaires, la ration ainsi que d’autres besoins de la famille. Je ne peux pas couvrir tous ces besoins avec mon salaire. Je suis obligée de m’endetter souvent. Malheureusement, mon mari ne reconnaît pas les efforts que je fournis. Quand je rentre du travail, il a toujours des prétextes pour provoquer des querelles. Et, cela se passe en présence de nos enfants. Il me dit toujours que je rentre  tard. Je lui explique qu’après les heures de service, nous restons un moment pour vérifier ce que nous avons fait toute la journée comme dans d’autres banques.  Parfois il comprend mes explications mais souvent il cherche toujours des prétextes pour se chamailler. Bien qu’il reste à la maison, il n’arrive même pas à aider les enfants à faire les devoirs. C’est moi qui le fait malgré la fatigue de toute la        journée », a-t-elle précisé.
 La femme se sacrifie souvent pour le bien de sa famille

 

 Notre source a ajouté que chaque fois qu’ils se disputent, son mari va chez sa mère et ses sœurs pour leur raconter ce qui s’est passé. C’est ainsi que sa belle famille considère qu’elle ne respecte pas son mari parce qu’il est chômeur. « Cela me touche énormément quand je me souviens combien je me sacrifie pour faire vivre ma famille. En plus de cela, mon mari me demande souvent de l’argent pour aller au bistrot. O.N  a enfin affirmé que les droits des femmes ne sont pas respectés dans les milieux urbains que ruraux. L’homme veut toujours sous-estimer sa femme malgré les efforts qu’elle fournit pour contribuer à la gestion de sa famille.Une autre source fait remarquer que les femmes citadines font face à différents défis. Dans beaucoup de cas, elles n’arrivent pas à concilier les travaux ménagers et leur travail professionnel : « Une femme citadine se réveille très tôt le matin pour préparer les enfants pour aller à l’école. Entre temps, elle a des instructions à donner au domestique qui prépare le repas. Et, si elle ne se dépêche pas, elle risque d’être en retard  à son travail. Il arrive que la domestique qui garde les enfants  ne veut  plus travailler.  Dans  ce cas c’est la femme qui s’arrange pour avoir quelqu’un pour garder les enfants surtout ceux qui sont encore en bas âge. Ou, c’est elle-même qui s’absente au travail », a-t-elle mentionné.


Certaines femmes se réjouissent du respect de leurs droits

A.N  vend les habits pour les enfants au marché de Ruvumera. Elle a fait savoir qu’il y a une année, elle travaillait a l’ONG Care international. Mais, elle est en chômage pour le moment. Elle a demandé à son mari s’il pouvait lui donner un capital pour commencer le commerce des habits. Il a accepté cette demande. Pour le moment, je perçois une certaine somme d’argent. Je me réjouis car, je contribue à la gestion des biens familiaux », a-t-elle affirméMme N. a fait un clin d’œil à d’autres femmes qu’il faut toujours chercher à faire une activité génératrice de revenu afin de participer à la gestion de la famille.Par leurs témoignages, nos interlocutrices ont fait un clin d’œil à toutes les femmes qu’il faut savoir réclamer leurs droits. Elles les interpellent de dépasser les barrières culturelles qui rabaissent toujours les femmes. Par contre, qu’il faut adhérer dans des associations pour échanger avec les autres sur l’élaboration des projets qui peuvent générer les revenus. Cela dans le but d’être capables de contribuer dans la gestion des biens de leurs familles.                         

   ROSE MPEKERIMANA

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