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PHENOMENE DE GRANDES PLUVIOSITES> Son adaptation par les agriculteurs

Pendant la période de grandes pluviosités, les agriculteurs sont conseillés à s’adapter à ce phénomène en pratiquant les cultures qui résistent aux pluies abondantes dont les tubercules et les racines. Cela ressort de l’entretien que la rédaction du journal « Le Renouveau » a mené, le mardi 3 mars 2020, avec Cyrille Mbonihankuye, chercheur sur les fruits et légumes et chef de service Valorisation des résultats de la recherche à  l’Isabu (Institut des sciences agronomiques du Burundi).economie


Le chef de service Valorisation des résultats de la recherche à  l’Isabu, Cyrille Mbonihankuye, a indiqué que ce service est chargé de la production de semences, de pré bases, surtout des cultures vivrières et maraichères ainsi que des plants fruitiers. Face au phénomène de grandes pluviosités observé actuellement,  M. Mbonihankuye a  invité les agriculteurs à s’adapter à cette situation. Pour lui, les cultivateurs doivent changer le système de cultures en adoptant celles qui résistent aux pluies abondantes. M. Mbonihankuye a  signalé que la grande pluviosité en soi ne constitue pas un problème mais plutôt, ce sont les maladies, surtout fongiques, qui se développent rapidement suite à l’humidité excessive.  Pour que ces  cultures s’adaptent aux fortes précipitations, elles doivent avoir la capacité de résister à ces maladies. Il a insisté sur les cultures classées dans la catégorie des tubercules et de racines excepté la pomme de terre. Il s’agit de la patate douce, du manioc et des ignames. Le chef de service Valorisation des résultats de la recherche à  l’Isabu a fait savoir que la banane est aussi favorable aux grandes pluviosités. Il en est de même pour le riz irrigué. Le haricot et le maïs résistent également mais pas au même titre que les racines et les tubercules. Il n’a pas laissé derrière une catégorie de cultures maraichères comme le chou, l’amarante, les choux en feuilles, etc. Il a ajouté aux cultures résistantes aux grandes pluviosités, les cultures industrielles dont la canne à sucre, le coton, le café, etc. Par contre, les cultures de la famille de solanaceae comportent des cultures sensibles aux grandes pluviosités et aux maladies fongiques.  A titre d’exemple, il a cité la tomate, qui est une culture pratique pendant la saison où on observe de faibles pluviosités.


Ezechiel Misigaro

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