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genre> Difficultés rencontrées par les femmes regroupées en association

Dans le but de s’auto développer, les femmes ont adopté des systèmes de groupement qui s’accompagne d’entraide mutuelle. Quelques femmes ont affirmé que ces groupements leur sont très bénéfiques mais que les difficultés ne manquent pas et qu’elles essaient de les résoudre à leur manière. Ce sont des témoignages recueillis auprès des femmes regroupées dans deux associations à Gahahe en commune Mutimbuzi. 


Selon la représentante de la tontine, « Twese turashoboye », Imelda Mpawenayo, les femmes qui n’avaient pas de travail étaient autrefois obligées de rester à la maison pour s’occuper des travaux ménagers et d’attendre que les maris amènent à la maison la ration, mais actuellement, les femmes sont fières de contribuer aux besoins familiaux. Notre interlocutrice a expliqué qu’elles mettent ensemble de l’argent et partagent les intérêts à la fin de l’année. « Au cours de l’année, celles qui ont des projets à réaliser ont le privilège d’avoir de petits crédits qui pourront les aider à monter un projet », a-t-elle dit. D’après un membre de cette association cela l’a aidé car, son mari ne la considère plus comme une « consommatrice». « Je peux contribuer aux besoins de notre ménage et je suis capable de m’offrir tout ce dont j’ai besoin sans demander de l’argent à mon mari », explique-t-elle. Tout cela montre que le groupement en association a une valeur ajouté pour les ménages.Cependant, les difficultés ne manquent pas. Les femmes avec qui nous nous sommes entretenus déplorent la façon dont certains leaders ne respectent pas les règles établies par l’association, et cela révolte les membres et conduit l’association vers la faillite. Une autre difficulté est liée à l’abus de confiance entre les membres, lorsqu’elles ont contracté un crédit, le mieux serait de rembourser, mais cela n’est pas toujours le cas et le fonctionnement de l’association est perturbé.  Plusieurs difficultés liées à la condition féminine d’après certains leaders sont aussi à signaler. Les femmes entre elles sont difficiles à encadrer. Souligne-t-elle. Nous avons voulu savoir ce qu’elles envisagent pour remédier à ces défis, et elles nous ont répondu qu’elles veilleront à ce que les lois soient respectées pour ne pas satisfaire l’une au dépend de l’autre et ont promis  d’entretenir des relations  amicales entre les membres.
Aline Nshimirimana

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