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Journee internationale de la femme> Contribution des femmes Bashingantahe dans le respect des droits de la femme

A l’occasion de la Journée internationale de la femme,  célébrée le 8 mars de chaque année, les femmes Bashingantahe affirment qu’il y a une avancée significative dans la réalisation des droits de la femme au Burundi. Elles font cependant remarquer que la pesanteur culturelle pèse sur  la mise en application de ces droits. Elles demandent à toutes les femmes d’être conscientes pour dépasser cette persanteur culturelle et réclamer leurs droits pour se valoriser.

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Dans un entretien accordée au quotidien Le Renouveau, Cathérine Tegera, femme Mushingantahe qui est membre de la Commission exécutive chargée de la promotion des droits de la femme au sein de cette institution des Bashingantahe au niveau national, a fait savoir que la femme Mushingantahe a d’abord essayé de faire valoir ses droits au niveau de l’institution des Bashingantahe.   « Il y a quelques années, la femme n’avait pas de parole, ne pouvait pas prêter serment au moment de l’investiture des Bashingantahe. La femme ne pouvait même pas assister à la  séance où les hommes Bashingantahe  étaient en train de trancher des litiges sur leurs collines appellé « Intahe yo ku mugina ». Mais aujourd’hui, les femmes bashingantahe ont tout fait pour qu’elles soient régies par les mêmes règles que les hommes. Elles assistent maintenant à toutes les activités organisées par ladite institution. Elle peut, de sa propre volonté demander d’être investie traditionnellement. Elle peut aussi occuper les places de haut niveau au sein de l’institution des Bashingantahe. Aujourd’hui, nous avons la première vice-présidente au niveau national qui est une femme. », a-t-elle mentionné. Elle a souhaité que toutes les institutions reconnaissent que les femmes ont les mêmes droits que les hommes.

Des séances de sensibilisations sont nécessaires pour que les femmes soient conscientes de leurs droits

Mme Tegera a précisé que, puisque les femmes Bashingantahe sont sur tous les échelons,  du niveau national jusqu’au niveau des collines, elles font des sensibilisations destinées surtout aux femmes rurales afin qu’elles soient conscientes de leurs droits. Ces sensibilisations ont eu de bons résultats, puisque maintenant, beaucoup de femmes adhèrent à des associations. Ces dernières les aident à échanger avec les autres sur les problèmes auxquels elles font face. Grâce à leurs échanges, elles arrivent à surmonter ces contraintes. Mme Tegera a cependant déploré que beaucoup de femmes ne sachent pas réclamer leurs droits. Elles sont toujours bloquées par les coutumes et mœurs burundaises qui rabaissent toujours la femme. Pour ce faire, notre source interpelle toutes les femmes à réclamer leurs droits, en étant conscientes que la femme et l’homme se complètent. De ce principe, ils doivent donc avoir les mêmes droits pour mieux gérer les biens de la famille.

     Rose Mpekerimana

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