Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

AGRICULTURE> Fumier organique de bonne qualité

Dans certaines régions du pays, les terres cultivables nécessitent du fumier pour espérer une bonne récolte. Difficile aux cultivateurs d’avoir suffisamment d’engrais chimiques pour fertiliser tous leurs champs, ils recourent au fumier organique pour le substituer à l’engrais chimique. Il existe alors une méthode de préparation du fumier organique de bonne qualité tel que le révèle Salvator Ntihabose, moniteur agricole de  la colline Mirama en zone Mubuga, commune et province de Gitega.

agriculture
Trois mois suffisent pour que le fumier préparé soit utilisable pour fertiliser les champs, indique notre source. Le moniteur agricole Ntihabose  fait savoir que ce fumier se prépare dans une fosse de 1,5 mx     1, 5 m sur une longueur de 1m. L’étape suivante consiste à rassembler le  nécessaire dans la préparation. Il s’agit entre  autres des tiges de bananiers découpées en petits morceaux, des feuilles de bananiers  sèches ou autres matières biodégradables, de la cendre, du compost et enfin de la NPK. Dans la disposition, M. Ntihabose signale  que la fosse doit être composée de 4 couches. La première couche comprend les petits morceaux de tiges de bananiers, les feuilles  biodégradables, la cendre, puis le compost et en dernier lieu la NPK pour faciliter la décomposition. Après la NPK, on  met  de la terre pour clôturer la  première  couche.  On suit le même processus pour les couches suivantes jusqu’à en totaliser quatre.« On arrose la  fosse  une fois par semaine et on y enfonce une tige pour vérifier si la décomposition est en train de se faire ou pas. Si on touche la tige et que l’on constate qu’elle est chaude, c’est que la décomposition est bonne. Par contre si la tige est froide, c’est que la décomposition est mauvaise ; on détruit directement toute la fosse » a explique le moniteur Ntihabose. Il précise qu’à la 12è semaine d’arrosage régulière, le fumier sera prêt à être  utilisé pour fertiliser différentes cultures.Sur la colline Mirama, ce fumier est préparé pour fertiliser essentiellement les caféicultures ; mais M. Ntihabose fait  savoir que ce dernier est aussi  utilisable pour les autres cultures comme le haricot, le maïs, les légumineuses dans les vallées, ect.Vu l’importance de ce fumier, M. Ntihabose invite les agriculteurs à essayer cette méthode, chacun chez lui. 


Eric Sabumukama

Ouvrir