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PROVINCE DE BUBANZA> Visite du ministre Côme Manirakiza

Le ministre de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines, Côme Manirakiza a effectué, le vendredi 28 février 2020, une descente dans la province de Bubanza, commune  Musigati pour voir l’état d’avancement des travaux d’exécution du projet  d’adduction d’eau potable. Ce projet permettra à plus de 45 OOO personnes de cette province, à 3 centres de santé et à 16 écoles fondamentales d’avoir de l’eau potable. Ainsi, ce projet dont la durée est de dix mois coûtera environ deux milliards cent millions francs burundais sur le budget général de l’Etat et prendra fin si rien ne change, vers le mois de juin 2020

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Des vents violents mêlés de pluie pendant une heure et demie n’ont pas empêché le ministre Côme Manirakiza à entrer dans la forêt naturelle de la Kibira où se trouvent deux points de captage d’eaux potable. Ces derniers sont connus respectivement sous les noms de Nyabiraba I et Nyabiraba II. Ils se trouvent exactement dans la zone de Muyebe, en commune Musigati. Après cette visite, cette autorité s’est rendue sur l’autre point de captage sis à Nakibuye où il a vu, de ses propres yeux, l’état d’avancement de ces travaux.Dans un entretien accordé à la presse à la fin de cette visite, le ministre Manirakiza s’est dit satisfait des travaux déjà réalisés. Il  a également indiqué qu’après ces travaux, la population de la plaine de l’Imbo aura de l’eau potable au moment où elle utilise l’eau de la Rusizi.

Le gouvernement burundais a remarqué, il a agi …

Le ministre Manirakiza a idiqué à la presse que ce projet a été initié parce que le gouvernement burundais a constaté qu’il y a un problème. « Ces derniers temps, le gouvernement du Burundi a remarqué que les maladies des mains sales dont le choléra, prennent naissance en général dans la plaine de l’Imbo.», a-t-il expliqué. C’est pour cette raison, a-t-il ajouté, qu’il y a eu des recommandations allant dans le sens de l’alimentation de cette région en eau potable.Selon ce ministre, la forêt de la Kibira héberge beaucoup d’eau potable qui devrait être exploitée pour alimenter la population se trouvant en aval, c’est-à-dire dans la plaine de l’Imbo. « L’alimentation de cette plaine est projet qui ne devrait pas demander beaucoup de gymnastiques au niveau technique surtout avec les moyens de pompage compte tenu de son altitude ». 

Les contraintes ne manquent pas 

Le ministre en charge de l’hydraulique se dit satisfait de l’état d’avancement des travaux de captage de l’eau potable destinée à la population de Bubanza et ailleurs. Il a également indiqué que ce programme concerne aussi tout le pays. « Nous avons commencé par les provinces de Ngozi, Makamba, Rutana et puis Bubanza. Très prochainement, ce sera le tour de la province de Kirundo, et ailleurs ».Comme contraintes, le ministre en cite quelques unes. « Le problème lié à l’importation des tuyaux  retarde la fin de ces  travaux. A cela s’ajoute le manque de sources pour certaines régions qui se rabattent sur le forage pour avoir des sources d’approvisionnement ; des régions où il n’y a que des lacs et qu’il faut nécessairement penser à mettre en place des stations de traitement avant que cette eau n’arrive aux points de consommation ».  Il a noté aussi que certains projets exigent beaucoup de moyens financiers en fonction des zones, ce qui fait qu’il y a  des difficultés pour que tout le pays puisse avoir une couverture souhaitée dans les meilleurs délais. Fort heureusement, le ministre a rassuré que malgré ces contraintes, son ministère, en collaboration avec ses partenaires, pourra y parvenir conformément au Plan national de développement.Il importe de rappeler que ce programme concerne toutes les provinces du pays et que le ministère ayant la distribution de l’eau dans ses attributions est en train de faire une planification pour qu’au minimum 80% de la population rurale puissent bénéficier de l’eau potable.

La population pousse un ouf de soulagementcome1

Les habitants de la commune Musigati ayant déjà bénéficié de cette eau n’ont pas caché leur joie. Fidès Niyakire, élève à l’Ecole fondamentale de Bitare, en 6e. a signifié qu’elle buvait de l’eau sale et que l’hygiène était une question énigmatique. « Nous rentrons de l’école à 13h00 et, dès mon arrivée à la maison, je devais parcourir une longue distance pour avoir de l’eau propre, ce qui entrainait le manque de temps suffisant pour la révision de la matière». 


MOISE NKURUNZIZA

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