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ART> Entretien avec une femme peintre

Il n’y a pas de métier réservé actuellement aux hommes ou aux femmes. Il ne faut pas non plus sous-estimer le travail puisqu’il n’y a pas de sot métier. Un entretien avec une licenciée en Anglais- Kiswahili nous en dit plus.dame1


Dans un entretien avec Evelyne Ndikumana, une artiste autodidacte, elle indique qu’elle a commencé à dessiner depuis son enfance. « Je me souviens que quand j’étais en 4 e année primaire, j’aimais beaucoup dessiner et je dessinais également de beaux objets », a-t-elle dit. Elle a ajouté qu’en 2008, elle a eu des formations qui l’ont aidée à développer ses talents. Mme Ndikumana a précisé qu’elle fabrique actuellement  des toiles (ce sont des tissus sur lesquels on dessine) et  elle y applique différentes couleurs selon son choix. Pour que la toile soit présentable et attirante, Mme Ndikumana   affirme qu’elle  essaie de bien marier  les couleurs. Selon toujours notre interlocutrice, quand on dessine, on se détend  et en même temps on  repose son cerveau.     « En dessinant, on crée un bon environnement et c’est également une source de revenus puisque ces toiles génèrent des revenus », a-elle souligné. Mme Ndikumana a également fait savoir que ces toiles présentent divers avantages puisqu’on peut faire n’importe quel dessin de n’importe quelle dimension, alors que les dessins peints sur du papier bristol ne sont pas valorisés. Un autre avantage signalé est que la toile dure très longtemps. Elle a fait remarquer  que des fois, il est difficile de trouver des peintures de qualité pour les dessins. « Dans ce cas, on est obligé d’utiliser les peintures produites localement qui ne sont pas normalement appropriées aux dessins sur les toiles. Donc, on devrait généralement  importer les peintures à utiliser mais, malheureusement on les trouve rarement.  Mme Ndikumana a lancé un appel à d’autres femmes qui croisent les bras de ne pas sous-estimer le travail puisqu’il n’y a pas de sot métier. Elle a terminé en regrettant également qu’il y a encore  des gens qui disent que le métier d’artiste est exercé par des gens moins considérés. 

 
Emelyne Iradukunda

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