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AMISOM> Les femmes militaires burundaises dans la mission de maintien de la paix

 Le gouvernement burundais est interpellé à revoir à la hausse le taux de recrutement des femmes dans l’armée

DSC 0199Dans le contingent militaire burundais du maintien de la paix en Somalie, les femmes militaires y participent. Elles exercent leur tache sans aucun problème et certaines occupent des fonctions de responsabilité. Le gouvernement burundais est interpellé à revoir à la hausse le taux de recrutement des femmes dans l’armée.
Les femmes militaires burundaises participent dans le maintien de la paix et la sécurité au sein de l’Amisom. C’est le cas de l’assistante du chef d’Etat major de l’Amisom, Major Francine Ndayisaba que la presse burundaise a trouvé à l’Amisom dont sa mission est d’appuyer le chef d’Etat major de l’Amisom.A la question de savoir s’il est facile de concilier les devoirs familiaux avec les obligations du travail à l’étranger en tant que femme, Major Ndayisaba a fait savoir que ce n’est pas une chose facile d’autant plus que la femme est le pilier de la famille. Pour y parvenir, il faut savoir jongler en se préparant psychologiquement. Entrer dans l’armée est une vocation raison pour laquelle pour y parvenir, il faut bien réfléchir avant de s’y faire enrôler. Pour pouvoir concilier les deux obligations, il faut une organisation personnelle et surtout planifier les activités au niveau familial et professionnel. Grâce au développement des technologies de la communication, Major Ndayisaba  indique qu’elle continue à exercer ses tâches familiales même à distance. Elle continue à encadrer ses enfants et fait des projets étant à distance. En plus de cela, il y a des congés qui sont prévus, et elle a une expérience, ce qui ne pouvait pas lui empêcher d’exercer son travail de maintien de la paix facilement.Pour Major Ndayisaba, la place qu’elle occupe au sein de l’Amisom n’est pas seulement profitable pour les Burundais mais aussi pour d’autres citoyens mais je suis l’ambassadrice du Burundi, je défends le drapeau national», a-t-elle dit. Les femmes subalternes peuvent aussi être encouragées d’entrer dans l’armée quand elles voient qu’il y a d’autres femmes qui y sont. Major Ndayisaba, en tant que femme qui a travaillé dans d’autres missions de maintien de la paix invite les autres femmes militaires à travailler d’arrache-pieds pour leur meilleur avenir.

L’implication des femmes militaires dans le maintien de la paix est significative. 

Comparativement aux hommes, Major Ndayisaba  fait savoir que les femmes ne se sont pas faites enrôler dans  une même période. Le taux de femmes qui sont dans l’armée burundaise est très faible et le choix de celles qui participent dans les missions de maintien de la paix est fait par le haut commandement. Elle demande à celles qui ont été choisies de représenter les femmes valablement en travaillant correctement afin que le taux de participation des femmes militaires dans les missions de maintien de la paix soit revu à la hausse pour les missions ultérieures. 
Le taux de participation de 30% de femmes dans les missions de maintien de la paix va bientôt être proposé.

Lors de la visite de l’envoyée spéciale de l’Union africaine en charge de la femme, paix et sécurité, elle a signifié qu’elle va proposer aux pays contributeurs de troupes  le taux de participation de 30% de femmes dans les missions de maintien de la paix. Major Ndayisaba a saisi l’occasion pour lancer un appel au gouvernement du Burundi via le ministère ayant la défense nationale dans ses attributions d’augmenter le taux de recrutement des femmes militaires.  Bientôt le taux de participation des femmes va être un critère de sélection des pays qui vont participer dans les missions de maintien de la paix, a-t-elle dit.Pour Adjudant Nsavyimana, travaillant dans le domaine de déminage à l’Amisom, elle a indiqué qu’elle exerce son travail sans aucun problème même si elle est loin de sa famille. J’aime tellement cette profession d’être militaire de façon que je ne puisse pas l’abandonner, a-t-elle ajouté.Pour Mme Caporal chef Bucanayandi, chauffeur d’un véhicule qui charge les palettes à l’avion en Somalie, elle travaille aisément étant ensemble avec les hommes militaires. « Même si l’on est loin de la famille, nous continuons à dialoguer avec les enfants par le biais d’un téléphone ».
Martin  Karabagega

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