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ART> Carrière des artistes de la diaspora

« Tout chemin mène à Rome »

000azazqsLes artistes burundais de la diaspora font face à certains problèmes dans leurs activités dans les pays occidentaux. Parmi ces problèmes, on signale la langue souvent utilisée dans leurs chants ou films qui est le Kirundi et le Kiswahili, et les moyens élevés pendant la production de leurs chansons ou films. Les producteurs qui les aident dans la production se retrouvent en difficultés au cours de la correction du fait qu’ils ne connaissent pas ces langues.


Dans un entretien avec l’artiste burundaise de la diaspora, Aline Vyuka habitant aux Etats-Unis d’Amérique(USA) qui est actuellement au Burundi,   fait savoir que la plupart des artistes burundais habitant dans les pays occidentaux font face à certains problèmes dans leurs travaux. Le plus souvent, les problèmes rencontrés sont liés aux langues utilisées pendant la production de leurs chansons ou films, dont le Kirundi et le Kiswahili. Elle a signalé également les coûts élevés demandés par les producteurs au cours de la production. Cela, c’est du fait que les producteurs trouvés dans les salles de production ne sont pas des Burundais.D’après Mlle Vyuka, les premières cibles dans leurs travaux sont les Burundais, tant de la diaspora que résidant au pays. Elle a précisé que les artistes burundais de l’intérieur et de l’extérieur du pays sont en grande partie suivis et appréciés par les Burundais eux-mêmes. C’est pourquoi ils doivent se conformer aux mœurs et aux coutumes du Burundi. Elle a précisé que la plupart des artistes préfèrent utiliser des images des autres pays dans les vidéos de leurs chansons ou films oubliant qu’ils devraient utiliser les images filmées à partir du Burundi en vue de montrer au monde entier ses valeurs. « La voix des artistes arrive très loin. Même nous qui habitons dans d’autres pays sommes toujours des Burundais. C’est pourquoi j’ai décidé d’amener mes travaux au Burundi pour contribuer au développement de mon pays. », a précisé Mlle Vyuka.

Le pas déjà franchi dans ses travaux

Mlle Vyuka a fait savoir qu’elle a fait la Psychologie clinique dans l’une des universités des USA et travaille dans un centre chargé d’aider les personnes en situation de handicap mental. « Tout chemin mène à Rome.», a-t-elle souligné. Elle a indiqué qu’elle a préféré être également une artiste pour multiplier ses sources de revenus et cela a été d’une importance capitale compte tenu de ses réalisations. Elle a indiqué qu’après avoir entamé sa carrière d’artiste en 2013 avec des chansons religieuses au moment où elle se trouvait encore sur le banc de l’école, elle a déjà produit plus de vingt chansons, dont dix vidéos. Elle a informé qu’elle va sortir d’autres chansons. En plus,  a-t-elle indiqué, elle fait des travaux de décoration et de la mode, initiative qui a attiré beaucoup de Burundais qui la suivent en ligne. C’est pour cette raison que ces derniers lui ont demandé de venir faire ces travaux au Burundi afin de partager ses connaissances avec ses compatriotes. Elle a décidé d’ouvrir une branche en zone Gihosha dénommé « Jaribu decoration» où elle va faire des décors et donner des formations. Du fait que certains matériels utilisés sont introuvables au Burundi, elle a fait savoir qu’elle va les importer des USA.Mlle Vyuka a remercié vivement les artistes burundais pour leur accueil. Elle a appelé d’autres artistes de la diaspora à venir exercer leurs activités au Burundi en vue de contribuer au développement du pays. Elle a signalé que les artistes burundais éprouvent  parfois des difficultés de fréquenter certains lieux lors des montages des vidéos. Sur ce, elle a demandé au gouvernement de donner la liberté aux artistes afin qu’ils puissent fréquenter tous les lieux pour attirer les touristes. Encore  faut-il que les Burundais apprécient à juste titre les oeuvres produites par les artistes burundais

Julien Nzabimana

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