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TRANSPORT>Difficultés rencontrées par les femmes taxis vélos

Elles font face à beaucoup de défis

 

DSC06447Les taxis vélos en général font face de temps en temps à plusieurs problèmes de la circulation routière. Mais, les femmes taxis vélos sont particulièrement exposées à plusieurs difficultés entre autres, la stigmatisation par certains clients et leurs collègues hommes. 

 

Dans un entretien avec Ancille Niyokwizera, une femme taxi-vélo rencontrée au quartier Mutakura de la zone urbaine de Buterere, elle fait savoir que le métier de taxi-vélo fait vivre beaucoup de gens. Mais, les pratiquants de ce métier, surtout les femmes, font face à beaucoup de difficultés. En premier lieu, l’entourage considère une femme taxi-vélo comme une déviante. Les gens considèrent ce métier comme un métier réservé exclusivement aux hommes. Ce qui fait que certaines gens ne donnent pas l’opportunité de transporter les marchandises et les personnes aux femmes. Ces gens croient que les femmes n’ont pas assez de force pour transporter beaucoup de marchandises. En plus de cela, les hommes taxi vélos de la même localité veulent chaque fois  discriminer leurs collègues femmes en disant que c’est un travail réservé hommes. Mme Niyokwizera a indiqué qu’elle exerce ce métier depuis plus de deux ans. Avant ce métier, elle faisait le petit commerce, mais les affaires ne marchaient pas  bien car il y avait des fois que les marchandises ne trouvaient pas de clients. C’est grâce aux petites économies qu’elle a pu se procurer un vélo en achetant les pièces une après l’autre car elle n’a pas pu acheter tout le vélo à la fois. Mme Niyokwizera a fait savoir que, dans un premier temps, elle a donné ce vélo à quelqu’un d’autre pour amener de l’argent chaque jour. Mais, l’argent qui devrait être versé chaque jour ne suffisait pas. Raison pour laquelle Mme Niyokwizera a décidé de faire le taxi-vélo elle-même afin de gagner plus d’argent. Au début, ce travail n’a pas été facile car son mari était aussi contre. Mme Niyokwizera a néanmoins persévéré contre le gré de son mari qui, de surcroît, gaspillait son budget dans la consommation des boissons alcoolisées.

Lucie Ngoyagoye

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