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PARLE-MOI DOCTEUR> Orthophonie

Elle n’est pas une maladie mais une profession paramédicale

 

IMG 37L’orthophonie est une profession paramédicale qui consiste à dépister, évaluer, identifier et traiter les troubles de la parole, du langage oral et écrit, de la voix, de la fluidité (bégaiement) et de la déglutition (la façon d'avaler) chez tous les groupes d’âges.  Les interventions de l’orthophoniste ont pour but de développer, restaurer ou maintenir la capacité de communiquer de la personne afin de favoriser son autonomie et son intégration dans ses activités familiales, scolaires, professionnelles et sociales. 

 

Dans un entretien avec l’orthophoniste du Centre professionnel de Kinésithérapie, Marie Misarova, elle fait savoir que l’orthophonie n’est pas une maladie mais une profession paramédicale. Ce sont les troubles du langage, de la parole et de la voix.Selon Mme Misarova, les troubles de langage oral se manifestent par retard de langage, trouble d’articulation, dysphasie et dyspraxie.  Elle indique que l’enfant semble avoir du mal à comprendre surtout une consigne longue ou complexe. Il a du mal à se faire comprendre lorsqu'il parle et dit peu de mots ou bien cherche ses mots et utilise des mots imprécis. Mme Misarova signale aussi que l’enfant fait des phrases incomplètes et a du mal à exprimer clairement ses idées. Pour les troubles de langage écrit, elle informe que l’enfant présente des difficultés de lecture et de comprendre les textes. Lorsque l‘enfant écrit, il commet beaucoup de fautes d'orthographe et éprouve des  difficultés à écrire. Mme Misarova indique que pour la dysphagie oropharyngée chez l'enfant, l‘enfant s'étouffe fréquemment lorsqu'il mange ou boit. Il mastique peu ou difficilement, maintient longtemps les aliments dans la bouche avant de les avaler, pleure ou refuse de s'alimenter lors de la majorité de repas. Selon Mme Misarova, l’orthophonie peut se manifester aussi chez les personnes par le bégaiement,  les troubles du spectre de l'autisme, les troubles d'origine génétique, les troubles liés aux atteintes du système nerveux central, etc.

Les causes et les conséquences

Selon Mme Misarova, le trouble de langage et de parole n’a pas de cause connue. Elle informe que les causes du trouble du langage, de la parole, de la voix et de la déglutition peuvent être l‘histoire familiale de retard du langage, la prématurité, la perte auditive, l’autisme, la déficience intellectuelle, les syndromes, comme par exemple la trisomie 21 et l‘accident vasculaire cérébral.  Elle  ajoute  également, les tumeurs cérébrales, le traumatisme crânien, la paralysie cérébrale ou les maladies neuro-dégénératives. Mme Misarova indique que le trouble de langage a généralement des  répercussions visibles sur le quotidien de l’enfant ou de l’adulte et de sa famille. Chez l’enfant, le trouble de langage affecte surtout le cheminement scolaire, le comportement et les interactions sociales. Le soutien qu’il reçoit joue aussi un rôle fondamental, car il influence sa perception des défis et sa capacité à y faire face. Elle fait savoir que de nombreux parents rapportent qu’ils se trouvent heurtés par l’incompréhension de leur entourage, en remettant en question leur façon d’aider leur enfant. Cela a évidemment une incidence sur le niveau de stress vécu par les familles. Mme Misarova précise que de l’autre coté, une personne adulte dans le cas de la perte du langage (aphasie) souvent suite à un accident vasculaire cérébral est handicapée dans sa vie familiale, sa vie de couple, sa vie sociale et professionnelle. L'aphasie amène un profond bouleversement dans la vie des proches. Malgé que la personne ne peut plus s’exprimer, lire ou écrire, elle n’a pas perdu son intéligence.

La rééducation

Mme Miserova fait savoir que l‘intervention commence le plutôt possible et se sert dans une grande partie de l‘approche neuropsychologique et de l‘approche neurolinguistique. L‘orthophoniste collabore avec la famille et les autres intervenants sous le réseau de la santé et de l’éducation. Elle informe que les séances de rééducation se déroulent d’une à trois semaines, selon la pathologie. « Cela a pour but de restaurer le langage, la voix, la déglutition autant que possible et mettre en place des moyens de communication compensatoires (photos, images, gestes), s’il s’agit d’un handicap sévère.», précise-t-elle. Mme Misarova signale que dans le cas de retard de langage, de l’autisme et de l’aphasie, la rééducation peut durer des années. Dans le cas de dyslalie (une mauvaise  pronontiation ), la rééducation   peut  prendre  fin  dans    6 mois. Le plus important c’est de continuer des exercices proposés par l’orthophoniste même à domicile, c’est pourquoi les garde-malades et la famille sont régulièrement informés.

Julien Nzambimana (stagiaire)

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