Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

MUNICIPALITE DE BUJUMBURA> Vente des aliments prêts à consommer malgré la présence du choléra

 L’administration doit renforcer la mesure interdisant ce commerce

 

DSC06553Dans certains quartiers de la municipalité de Bujumbura, la vente des aliments prêts à consommer existent encore malgré la présence de l’épidémie  du choléra  L’administration municipale avait pris la mesure d’interdire ce type de commerce dans le but de lutter contre cette épidémie. 

 

La rédaction du journal Le Renouveau a effectué une descente dans certains quartiers du nord de la capitale économique et en zone Bwiza pour se rendre compte de l’état des lieux de la vente des aliments prêts à consommer. Au quartier Taba de la zone Gihosha à l’endroit communément appelé « Main d’œuvre » sur la RN1, plusieurs types d’aliments prêts à consommer y sont vendus sans aucune inquiétude. Il s’agit notamment des frites de patates douces, de la bouillie et bien d’autres. Ces frites sont étalées sur des bassins  sans les couvrir. Les mouches provenant d’endroits souillés peuvent se poser sur ces aliments avec le risque de les contaminer de façon à  favoriser l’épidémie  du choléra et d’autres maladies  liées au manque d’hygiène. En plus, la RN1 est très mouvementée en véhicules qui font que le vent soulève de la poussière. Ce qui fait que ces aliments sont couverts de poussière.A la Première avenue du quartier Heha de la zone Kamenge tout comme sur certaines avenues de la zone Bwiza, l’on y trouve des gens qui préparent des crêpes tout en oubliant que la poussière s’y dépose. Sur certains points fréquentés par beaucoup de gens, l’on constate la vente de l’eau emballée dans des sachets, ou  dans des bouteilles en plastique déjà utilisées. Les beignets et les « sambusa » continuent à être vendus en bonne et due forme. En demandant aux vendeurs s’ils ne sont pas au courant de la mesure du maire de la ville interdisant ce commerce, ils indiquent qu’ils n’ont pas d’autres activités à exercer pour la survie de leurs familles et qu’ils ne peuvent pas aller voler. Quant à ceux qui achètent ces aliments, ils indiquent qu’ils ne peuvent pas faire autrement. Il revient alors à l’administration de suivre de près la mise en application des mesures prises pour le bien-être de la population.

Martin Karabagega

Ouvrir