Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

COMMSSION VERITE ET RECONCILIATION> Journée d’échanges entre la CVR et l’Assemblée nationale

Sous le thème : « La problématique de la gestion des mémoires blessées »

 

DSC 0069La Commission vérité et réconciliation (CVR) a organisé, le mercredi 9 octobre 2019, une journée d’échanges entre la Commission vérité et réconciliation et l’Assemblée nationale du Burundi à Bujumbura. Elle a été organisée sous le thème général : « La problématique de la gestion des mémoires blessées ». 

 

Selon Pierre Claver Ndayicariye, président de la CVR, durant les neufs mois de travail des nouveaux commissaires, il est évident qu’une grande partie de  la population burundaise est prête à oser dire la vérité sur les différends qu’elle a vécus.  M. Ndayicariye a signalé que l’accomplissement de la noble mission qui a été assignée à la CVR est très dure du fait que le nécessaire n’est pas du tout disponible. S’agissant du bon accomplissement de leur mission, M. ndayicariye a révélé  les  principaux souhaits que  la CVR  demande aux députés burundais.A cet effet, il a demandé aux députés d’être toujours aux côtés des membres de la Commission compte tenu des situations  qu’ils rencontrent sur terrain lors des activités d’enquête ou de détection des fausses communes au niveau de tout le pays et d’inviter la population à oser dire la vérité à la CVR pour bien mener leurs activités dans le but de renforcer les piliers de la réconciliation. Il a également demandé  que les députés  puissent aussi contribuer lors de l’analyse  et de l’adoption des lois afin de doter à la Commission d’un budget de fonctionnement ; expliquer à tous les burundais et étrangers les principales missions et objectifs de la CVR ; aider  à faire comprendre les Burundais en ce qui concerne les indemnités de réparation, qui sont beaucoup attendues par pas mal de gens, etc.

« La CVR, n’est pas un tribunal pour juger qui que ce soit »

Quant à Pascal Nyabenda, président de l’Assemblée nationale du Burundi, dans son discours d’ouverture, il a d’abord rappelé que la CVR émane de l’accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation qui a été signé en 2000. « Il est à souligner que cette Commission n’est pas un tribunal pour juger qui que ce soit, mais, elle est là pour arbitrer, réconcilier et clarifier l’histoire du Burundi », a précisé M. Nyabenda. Il a ensuite mentionné que cette Commission a pour mission principale d’enquêter et établir  la vérité sur les violations graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire commises afin de proposer un programme de réparations comportant à la fois  des mesures individuelles et collectives, tant matérielles, morales que symboliques pour les victimes directes et indirectes. Cela dans le but de bien gérer les mémoires de ces dernières sur un passé sombre et douloureux.

« L’Assemblée nationale a un grand rôle à jouer dans le soutien et le renforcement du travail de la CVR »

Dans la poursuite de son discours, M. Nyabenda a profité de cette occasion pour réaffirmer le soutien de l’Assemblée nationale aux activités de la CVR. Et la CVR doit faire preuve de rigueur, de retenue et d’impartialité pour mener sa mission. « En plus des fonctions institutionnelles d’adoption des lois et de contrôle de l’action gouvernementale, l’Assemblée nationale est une instance où diverses  opinions sont exprimées et discutées pour l’intérêt national. Donc, en tant qu’élus du peuple burundais, nous avons un grand rôle à jouer pour soutenir et renforcer le travail de la CVR », a affirmé M. Nyabenda. Pour terminer, le président de l’Assemblée nationale  a interpellé tous les députés à encourager  la CVR à s’acquitter  de ce devoir civique et moral afin de contribuer à la connaissance de la vérité et à la réconciliation définitive du peuple burundais dans son ensemble.

Avit Ndayiragije

Ouvrir