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OBM> Exploitation des mines et carrière

Elle participe au développement du peuple

 

nyabenda 1Une visite au sein de l’Office burundais des mines et carrières (OBM) nous montre combien certaines entreprises nouvellement créées  au Burundi sont venues au moment opportun. Dans un entretien qu’il a accordé au quotidien Le Renouveau du Burundi, François Nyabenda indique que les relations entre la population locale et l’OBM sont au beau fixe. Des coopératives ont été créées pour partager les bénéfices, une sensibilisation se fait pour valoriser le sol après extraction des minerais. Tels sont quelques uns des points relatés par notre interlocuteur. 

 

L’Office  burundais des mines et carrières (OBM) est chargé de contrôler les mines et carrières exploitées au Burundi. Il relève du ministère de l’hydraulique, de l’énergie et des mines. Depuis 2016, cet office œuvre dans  cinq régions dont la région ouest  (Bujumbura, Bujumbura mairie, Cibitoke et Bubanza); la région centre (Gitega, Karusi, Mwaro et Muramvya, la région  sud concentrant Bururi, Rumonge et Makamba); la région Nord concentrant Ngozi, Kayanza, Kirundo et Muyinga et  la région est (Ruyigi et Cankuzo). Ces régions aident à contrôler et à suivre les activités de l’OBM. En effet, des sociétés viennent demander des permissions d’exploitation des mines, c’est un moyen de décentraliser le système afin que tout ne soit pas centré à Bujumbura d’autant plus que ces mines sont éparpillées dans tout le pays. Que tout se fasse dans l’ordre, pour  que personne ne s’en approprie.  On a aidé la population à créer des coopératives afin que la production issue de ces activités soit bénéfique aussi à l’endroit de la population locale.

La population commence à comprendre l’importance de l’OBM

Quant aux relations  entretenues entre l’OBM et la population des localités où ces mines sont exploitées, M. Nyabenda dit qu’elles sont au beau fixe. Selon lui, la population en général, a compris l’importance des activités de l’OBM et s’efforcent de collaborer. Sauf quelques cas des gens qui veulent travailler clandestinement, ne voulant pas aller dans la direction des lois, et voulant par contre protéger et chercher leurs propres intérêts. Concrètement, la population rassemblée au sein des coopératives d’exploitation des mines et carrières se partage les bénéfices. Sans oublier qu’il y a création du travail, participant ainsi au développement de la population. Comme on le sait, la plupart sont des agriculteurs, l’exploitation des mines est comme un surplus qui les aide à gagner plus, et à lutter contre le désœuvrement. Ils peuvent ainsi mettre une petite somme de côté. Malgré cela, il faut une sensibilisation continue à l’endroit de la population pour ce qui est de l’exploitation légale et dans les bonnes normes. En effet, il faut que la terre exploitée soit remise à son état normal pour éviter la famine et les accidents causés par les terres remuées afin que demain et après demain, leurs enfants et petits-enfants  réutilisent ce sol.Pour ceux qui pensent que l’OBM est stricte dans les lois et qu’il étouffe les intérêts de certains, M. Nyabenda indique que la population devrait comprendre plutôt que ces lois sont là pour leur propre bien, car les mines et carrières sont  des richesses communes du pays à protéger et à valoriser.

Blandine Niyongere

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