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ENTREE DE CERTAINS HOPITAUX> Mesure de lavage des mains

Paradoxalement respectée, la population se catégorise

 

IMG 9090Peu de jours après la déclaration de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, frontalier avec le Burundi, la mesure de lavage des mains dans certains endroits s’avère obligatoire pour réduire le risque d’attraper les maladies des mains sales, d’une part, et de l’Ebola, d’autre part. Cependant, cette mesure semble ne concerner que les piétons.  

 

A trois reprises, la rédaction du journal « Le Renouveau » a visité la Clinique Prince Louis Rwagasore, mais également l’hôpital Roi Khaled de Kamenge. Le constat est le même. Contrairement à ceux qui s’y rendent à bord des véhicules, le strict respect de cette mesure est obligatoire pour les piétons.En date du 09 juin 2019, vers 11h à la Clinique Prince Louis Rwagasore, tout piéton devait se laver les mains à l’aide de l’eau et du savon disponibles à deux entrées de cette Clinique. Hélas, « Il n’y a pas de règle sans exception », dit-on. Ceux qui viennent à bord des véhicules entrent par la grande porte. Ils ne se préoccupent pas de cette mesure qui semble ne pas les concerner.Les visiteurs de ces hôpitaux affirment que les Burundais sont loin de  prévenir, d’une manière ou d’une autre, contre les maladies et préfèrent se  remettre à Dieu.  «Que Dieu nous épargne de cette épidémie, sinon nous mourrons comme des mouches», murmure une dame en se lavant.

Des questions à se poser 

Le lundi 8 juillet 2019, une femme a refusé catégoriquement de se laver les mains avant d’entrer à la Clinique Prince Louis Rwagasore. Elle avançait des arguments selon lesquels elle était de passage et qu’elle n’allait pas y passer longtemps. Après trois minutes de dispute avec le gardien, elle a décidé de rebrousser chemin. Il y a des questions que l’on peut se poser s’il y a encore des Burundais qui, jusqu’aujourd’hui, ignorent la valeur ajoutée de cette mesure. Ou bien, si la maladie à virus Ebola sera contrecarrée s’il y a des catégories de personnes qui semblent avoir de l’immunité  ; ou s’il n’existe pas d’autres comportements qui peuvent favoriser la vulnérabilité et le risque d’attraper cette maladie.                                                     

Moïse Nkurunziza

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