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Recrudescence du paludisme> Mesures du ministère de tutelle

De nouveaux sites avancés ont été mis en place pour pallier ce fléau

 

Face à la recrudescence des cas de paludisme constatée dernièrement par le ministère de la Santé publique et de la lutte contre le sida, le ministre de tutelle, Thaddée Ndikumana, rassure la population burundaise que lesdits cas sont déjà connus et que de nouveaux sites ont été déjà mis en place au niveau de tout le pays  en vue de pallier cette maladie. 

 

Dans un entretien accordé à la rédaction du journal Le Renouveau, M. Ndikumana a d’emblée fait savoir que, partout dans le pays, à travers les chiffres reçus de la part des différents districts sanitaires, les cas de paludisme ont augmenté très significativement par rapport aux chiffres qu’on a enregistrés l’année dernière pendant cette même période. M. Ndikumana a ajouté que la recrudescence de ces cas de malaria a été due au changement climatique pour cette année. «Comme d’habitude,  pendant les mois de mai et juin, on enregistre chaque fois une diminution des cas parce que c’est la  saison sèche qui commence. Ce qui n’est pas le cas pour cette année, parce que, partout dans le pays, on remarque que la saison pluvieuse continue. Il y a beaucoup de moustiques à travers les végétations», a bien expliqué M. Ndikumana. Ce dernier a affirmé que, normalement pendant cette période, la température qu’on a dans les régions de hautes montagnes n’est pas la même que celle des autres années sauf dans les régions de la plaine de l’Imbo.

« D’autres nouveaux prestataires de soins ont été contractualisés »

Dans le but de faire face à ce fléau, surtout à travers les chiffres reçus des districts sanitaires,  M. Ndikumana a signalé que certaines mesures ont été mises en place par le ministère  ayant la santé publique dans ses attributions. il a notamment signalé  la mise en place de nouveaux sites avancés ainsi que le recrutement de nouveaux prestataires de soins qui ne sont pas du système de santé au niveau de tout le pays.  « Ces derniers sont chargés d’appuyer notre ministère, plus précisément en allant dans tous les villages pour faire le diagnostic ainsi que le traitement du paludisme », a-t-il précisé. M. Ndikumana a également affirmé que, même s’il y a la recrudescence des cas de paludisme, on enregistre un nombre très  négligeable de cas de décès, ce qui est une bonne chose. Et cela est dû au fait que  toutes les  populations ont accès au traitement efficace et aux médicaments.Pour terminer, le ministre en charge de la santé publique a profité de cette occasion pour lancer un appel vibrant à l’endroit des administratifs de sensibiliser toute la population afin qu’elle puisse s’approprier la lutte  contre le paludisme en mettant en avant les bonnes pratiques dont l’utilisation des moustiquaires imprégnés d’insecticide, mais aussi en faisant chaque fois des consultations précoces.

Avit Ndayiragije

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