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Semaine catholique interuniversitaire> Les jeunes universitaires s’expriment

Sur la gestion de l’identitaire

 

DSC08131A la fin de la Semaine catholique interuniversitaire, la rédaction du quotidien Le renouveau s’est entretenue avec certains étudiants qui ont participé à la Semaine qui leur était dédiée. Ils affirment que la Semaine a été pour eux plus qu’utile car ils y ont appris plus sur la gestion de l’identitaire.  

 

Edouard Mahindukira est un étudiant à l’université des Grands lacs, campus Saint Michel. Pour lui, la Semaine catholique interuniversitaire lui a été très bénéfique : « Nous avons eu l’occasion de méditer sur la gestion de notre jeunesse mais aussi sur notre vocation. Nous avons appris que nous n’avons pas à nous inquiéter des conditions dures de la vie que nous vivons aujourd’hui mais d’avoir confiance en Dieu qui pourvoira à tout pour nous». M. Mahindukira affirme que, grâce aux enseignements reçus, il va se lever pour sensibiliser les autres sur le changement de comportement vis-à-vis de la gestion des multiples  idéologies qui bouleversent les jeunes d’aujourd’hui et qui les induisent souvent en erreur. « J’ai compris que l’identitaire n’a pas de place dans la vie d’un chrétien et je vais tout faire pour le faire comprendre aux autres, en ce moment où nous nous approchons des élections de 2020, afin qu’ils puissent surmonter tout stéréotype et cheminer vers la paix et le développement durable », a-t-il ajouté. 

L’identitaire ne doit pas nous handicaper

La rédaction s’est également entretenue avec Concilie Nsengimana, étudiante à l’Ecole normale supérieure (ENS). Pour elle, elle a appris beaucoup au cours  de la Semaine. Ce que j’ai beaucoup apprécié, dit-elle, c’est que l’Eglise se soucie beaucoup de notre évolution dans la chrétienté. J’ai retenu que le plus souvent, nous, étudiants, nous vivons le désespoir car nous constatons que notre avenir est incertain surtout quand il s’agit de penser au mariage ». Mlle Nsengimana ajoute qu’elle a compris que l’identité de pauvreté ne peut en aucun cas handicaper le projet de mariage qui est une mission à laquelle on est appelé. Elle appelle la jeunesse à ne pas avoir peur de s’engager dans le mariage, à ne pas tenir compte de fausses identités véhiculées par certains, qui n’ont même pas raison d’être, selon l’enseignement qu’elle a eu au cours de la Semaine. Quant à Annick Bigirimana, étudiante à l’université Sagesse d’Afrique, Campus Kinindo, la Semaine lui a été plus qu’utile. Elle a retenu beaucoup de choses qu’elle ignorait avant, et qu’elle va désormais vivre au quotidien. J’ai compris, a-t-elle fait savoir, que, pour le mariage, les critères d’origine ou d’appartenance ethnique ne doivent pas nous dérouter. Car on ne se marie ni avec l’ethnie, ni avec la région, mais avec la personne qu’on aime, une créature de Dieu. J’ai aussi compris que comme chrétienne, je dois être témoin de la vérité et démentir toute idéologie fondée sur l’identitaire. Car j’ai appris que tout cela n’est qu’une manigance d’une minorité avide du pouvoir qui met en avant le « Diviser pour régner ».  

Mireille Kubwayo (Stagiaire)

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