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Transport> Traversée de la rivière Ntahangwa à dos d’homme

Un raccourci périlleux pour les populationsde Kigobe et Nyakabiga

 

OLI 0003Un dalot qui relierait  les quartiers Kigobe et Nyakabiga serait bénéfique pour éviter que les personnes adultes soient transportées sur le dos comme les bébés. Au fait, les populations riveraines ne veulent pas déchausser leurs souliers ou retrousser leurs habits lorsqu’elles veulent traverser la rivière Ntahangwa. Sinon, elles seraient obligées de patauger dans les eaux de cette rivière. Et si elles empruntent une telle voie, c’est parce qu’elles préfèrent le raccourci pour se déplacer d’une rive à l’autre.   

 

Pour éviter les détours, les populations des quartiers Kigobe et Nyakabiga préfèrent traverser la rivière Ntahangwa en sollicitant des gens qui les transportent sur le dos. Le quotidien « Le Renouveau» s’en est rendu compte, le jeudi 7 mars 2019, lorsqu’il était de passage sur les berges de la rivière Ntahangwa. Tenez! Il existe une ruelle qui part du quartier Kigobe vers la rivière  Ntahangwa. Et comme certaines gens n’aiment pas faire de contour, soit du côté de l’hôpital militaire, soit du côté de la Police de l’air, des frontières et des étrangers, ils préfèrent passer directement dans un sentier qui les conduit à la rivière Ntahangwa. On observe le mouvement inverse pour les habitants des quartiers Nyakabiga qui veulent se rendre à Kigobe. 

Une gymnastique dangereuse

Il est à remarquer que la traversée de la rivière Ntahangwa n’est pas facile. Quand on  porte des souliers, un pantalon ou des pagnes ou une longue jupe, on est obligé de se déchausser et/ou retrousser ces habits. Cette situation est de nature à pousser les gens au stress. Soulignons  qu’il existe certaines  personnes qui ne veulent pas faire cet exercice. C’est pour cette raison qu’elles sollicitent des jeunes gens qui sont permanents en cet endroit qui les transportent sur le dos moyennant un billet de cent francs burundais. 

Les souhaits des populations riveraines

Les populations riveraines souhaitent que les pouvoirs publics pensent à elles en construisant un dalot comme celui qui relie le quartier Buyenzi et le quartier 10 de la zone Ngagara. De cette manière, les populations riveraines pourraient être épargnées de cette situation malencontreuse. D’après les jeunes gens qui font ce genre de transport, on assiste à des embouteillages surtout le matin et le soir. Et une fois qu’ils sont suffisamment sollicités, le coût de transport est revu à la hausse. Le tarif passe de cent francs burundais à deux cents. Il est donc temps que les pouvoirs publics soulagent les souffrances de ces populations riveraines. Celles-ci estiment de surcroît que la présence d’un dalot dans cette partie de la rivière Ntahangwa constituerait un raccourci qui serait bénéfique pour les travailleurs qui ont le souci d’arriver au service à temps. Surtout que ces populations riveraines pourraient courir le risque de tomber dans la  rivière avec toutes les conséquences y afférentes.                                        

Masta Shabani

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