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Deuxième vice-présidence de la Republique> Célébration du 20e anniversaire, antenne Afrique des Grands lacs, de l’Agence universitaire de la francophonie

L’AUF reste à l’écoute des ministères de l’Enseignement supérieur

 

DSC 0356Le Deuxième vice-président de la république du Burundi, Joseph Butore, a ouvert la célébration du 20e anniversaire de l’antenne Afrique des Grands lacs de l’AUF (Agence universitaire de la francophonie), le mercredi 13 mars 2019. Il a félicité cette antenne et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour cet événement  qui s’inscrit dans la ligne des politiques, en matière de l’enseignement supérieur  et de la recherche scientifique  des gouvernements de la région.  

 

L’antenne Afrique des Grands lacs de l’Agence universitaire de la francophonie  a  établi son siège au Burundi en 1998 et a un périmètre et une compétence sous-régionale couvrant le Burundi, le Rwanda, l’est de la République démocratique du Congo et l’Ouganda. Lors de la célébration de cet anniversaire, Joseph Butore a dit que cela fait plus de vingt ans que l’AUF, à travers l’implantation d’une antenne Afrique des Grands lacs à Bujumbura, met son expertise et ses moyens au service du développement de ses établissements membres, à savoir les universités publiques, les institutions privées d’enseignement supérieur, et le centre de recherche.  Pour lui, il s’agissait d’une célébration de deux décennies  d’actions, d’accompagnement et de soutien en faveur de la coopération scientifique dans un espace francophone. 
                       

Vingt ans, l’âge de la maturité

M. Butore estime que l’âge de 20 ans est une étape importante de la vie où on apprend à prendre les responsabilités, à discerner les choses, donc à acquérir une réelle maturité. Ainsi, dit-il, l’Antenne Afrique des Grands lacs de l’AUF  qui soufflait  ses vingt bougies devrait continuer à se tenir à l’écart des influences politiques  et se concentrer davantage sur le partage harmonieux des connaissances scientifiques  à travers un enseignement supérieur inclusif et de qualité.  M. Butore trouve que  l’enseignement supérieur et la recherche scientifique  constituent le moteur de développement des sociétés.  Il encourage les universités et établissements d’enseignement supérieur du Burundi à adhérer et à s’engager davantage  dans les opportunités proposées par l’Agence universitaire de la francophonie.  « Nous devons encourager les enseignants-chercheurs et les étudiants du Burundi à s’approprier des services des campus numériques francophones de Bujumbura et de Ngozi, notamment, l’accès aux bases de données documentaires ». Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Gaspard Banyankimbona, dit que l’AUF s’est illustrée  au Burundi durant ces vingt années  par un soutien à certaines activités innovantes dans les établissements et institutions d’enseignement supérieur membres.  Il cite l’appui en terme d’expertise à la réforme BMD (Baccalauréat-master-doctorat), la formation à distance de maîtres, l’implication dans différents programmes de mobilité pour les études ou les recherches, et l’implication dans le processus de professionnalisation des formations universitaires du Burundi.  Il a réitéré l’engagement de son ministère dans la coopération avec l’AUF.  Adel Ben Amor directeur de  l’AUF, Afrique centrale et Afrique des Grands lacs, relève quelques défis.  Il parle des défis dans la qualité, la formation, la recherche et la gouvernance, celui de la professionnalisation des formations  et de l’insertion professionnelle des diplômés. Il y a aussi le rôle moteur  de l’université dans le développement socio économique et culturel qu’il qualifie de dimension sociétale  de l’université moderne. « L’université doit être au cœur du développement social, économique, culturel et environnemental », dit M. Amor. Avec l’appui du HCR, l’AUF veut effectuer une réinsertion diplômante d’une cohorte de réfugiés qui ont interrompu leur parcours universitaire, pour leur permettre de terminer ces parcours qui sont professionnalisant et  les préparer à une insertion professionnelle. 

Alfred Nimbona                           

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