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Enseignement> Le surnombre en classe

Des stratégies pédagogiques sont importantes pour y faire face

 

secuecoIl est difficile pour un enseignant de devoir faire face au surnombre qui s’observe aujourd’hui dans certaines écoles fondamentales. Pour certain, ils optent pour le système de dispenser le cours ne tenant pas compte du désordre qui règne en classe. tandis que d’autres refusent de s’y faire et adoptent des stratégies pour essayer de mettre tous les écoliers sur une même onde. C’est du moins le cas du directeur de l’Ecofo KamengeII, Dominique Seseka. Pour lui, il faut toujours essayer, sortir toutes les méthodes apprises à l’école d’enseignant, et pourquoi pas en créer de nouvelles.

 

Il faut que l’enseignant soit intéressant face à ses écoliers », débute M.Seseka. Toutefois, notre interlocuteur ne nie pas qu’il soit parfois difficile de manier une classe de plus de 100 écoliers. Avec un peu de chance, le taux de réussite peut difficilement atteindre les 50% mais il indique qu’un enseignant devrait user d’habilité et d’intelligence pour que ce taux soit atteint.En effet, il a entrepris une méthode qu’il nomme « RERA », R pour regarder l’enseignant, E pour écouter, R pour raisonner et A pour agir en répondant aux questions posées par l’enseignant. M.Seseka recommande à ses enseignants et collègues d’aider les enfants à savoir distinguer les choses en répondant à la question posée. L’enfant doit répondre à la question exacte avec une réponse appropriée. Par exemple, « Où étais-tu hier ?». La réponse « J’étais malade» est une mauvaise réponse. Selon notre source, l’enfant qui répond à la question comme elle est posée évite de divaguer et de chercher des réponses ailleurs quand la question est claire. Cela l’aidera à toujours trouver des réponses facilement car il écoutera la question posée et  raisonnera avant de répondre. Cela est seulement possible si l’enseignant décide d’appliquer des méthodes qu’il se crée, à part celles trouvées dans les livres. Avec un effectif de 60 à 75 écoliers par classe, M.Seseka dit que le nombre est raisonnable, tenant compte du fait que l’école se trouve à la périphérie de la capitale. Pour lui, enseigner est un don, une vocation. Ainsi, l’enseignant doit travailler avec conscience. « Ce n’est pas un métier comme les autres. Malgré le surnombre auquel font face beaucoup d’écoles, en travaillant avec fierté sachant qu’il forme des futurs magistrats, généraux, dirigeants du pays, l’enseignant devrait être plus fier du résultat atteint que du salaire perçu. L’avenir de ces enfants est le plus grand salaire qu’il puisse récolter.

Blandine Niyongere

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