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JUS FUNGUS> Vente des produits fungus

Certains boutiquiers disent attendre l’écoulement de leurs stocks

 

BIO2Alors que les produits fungus seraient piratés et que leur usine de fabrication a été accusée de n’avoir pas obéi aux conditions exigées dans la transformation des produits agro-alimentaires,  les jus « fungus » se vendent comme d’habitude dans certaines boutiques. Certains boutiquiers disent attendre l’écoulement de leurs stocks pour arrêter cette vente. 

 

La rédaction du quotidien Le Renouveau  s’est entretenue, le mardi 05 février 2019, avec certains boutiquiers de la municipalité de Bujumbura. C’était dans le but de savoir pourquoi ils continuent à vendre ces produits alors que leur usine de fabrication est accusée de n’avoir pas obéi  aux règle exigées.Eric Nduwimana, un boutiquier œuvrant dans le quartier Gikungu, a fait savoir que la vente de ces produits continue parce qu’il n’y a pas eu d’ordre de sa suspension. « Après avoir appris à la radio que la fabrication de ces produits ne répond pas aux normes de la transformation agro-alimentaire, il n’y a eu aucun ordre de suspendre leur vente». Il ajoute, en effet, qu’ils attendent que les produits qui sont en stock se vident complètement. Eric Nduwimana a signalé que ceux qui avaient ces produits avaient eu peur qu’ils allaient perdre le capital ainsi que le bénéfice. « Nous poussons un ouf de soulagement, car les stocks vont très prochainement être complètement vidés », a-t-il dit.

Des produits qui se raréfient et dont la demande reste élevée

A la question de savoir si la clientèle de ces produits reste la même après que la population ait eu des informations qu’ils seraient piratés, Eric Nduwimana a répondu que leur demande reste élevée.   « Dans certaines boutiques, il n’y a plus de ces jus, or il y a des personnes qui viennent souvent à leur recherche ». Il affirme, toutefois, que la rareté de ces produits augmente la clientèle auprès de ceux qui en ont encore en stock.  Signalons également que ces produits se vendent aussi dans d’autres boutiques.Pour rappel, ces jus étaient transformés par la société Ashibu (Araise and Shine Burundi) dont les activités étaient cadrées dans le volet de transformation des boissons naturelles non alcoolisées et sans sucre ajouté.

Moïse Nkurunziza (Stagiaire)

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