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Editorial> La démocratie a des règles à respecter

Le gouvernement du Burundi vient de rendre publique une déclaration dans laquelle il réagit à la correspondance adressée dernièrement par le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni à son homologue burundais, le président Pierre Nkurunziza. Nombreux ont été également les acteurs sociopolitiques burundais à avoir réagi, ces derniers jours, à cette correspondance confidentielle mais connue d’abord du public, via Internet, avant de parvenir à son destinataire. Le gouvernement du Burundi ainsi que les acteurs sociopolitiques burundais s’indignent naturellement contre cette fuite dont la responsabilité ne peut qu’incomber aux seules autorités de Kampala. De même qu’ils se demandent comment cette correspondance du premier responsable ougandais, président en exercice de la Communauté est-africaine et médiateur dans le dialogue interburundais puisse contenir des dénaturations de l’Histoire du Burundi et des insuffisances sur la situation sociopolitique de notre pays, à l’heure qu’il est.Le gouvernement du Burundi vient de rendre publique une déclaration dans laquelle il réagit à la correspondance adressée dernièrement par le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni à son homologue burundais, le président Pierre Nkurunziza. Nombreux ont été également les acteurs sociopolitiques burundais à avoir réagi, ces derniers jours, à cette correspondance confidentielle mais connue d’abord du public, via Internet, avant de parvenir à son destinataire. Le gouvernement du Burundi ainsi que les acteurs sociopolitiques burundais s’indignent naturellement contre cette fuite dont la responsabilité ne peut qu’incomber aux seules autorités de Kampala. De même qu’ils se demandent comment cette correspondance du premier responsable ougandais, président en exercice de la Communauté est-africaine et médiateur dans le dialogue interburundais puisse contenir des dénaturations de l’Histoire du Burundi et des insuffisances sur la situation sociopolitique de notre pays, à l’heure qu’il est.Comment la population burundaise vit-elle sa démocratie ? En y participant activement et directement, en refusant de faire marche-arrière, en se disant que le temps  est venu d’éviter des situations éventuelles génératrices d’obstacles et d’instabilité, dans une marche continue vers le progrès qui ne peut être accomplie sans le règne de la démocratie et de l’Etat de droit. Ceux qui s’inscrivent en faux contre cette marche émanant de la seule volonté du peuple s’appellent notamment putschistes comme ceux qui, en 2015, ont tenté d’assassiner et d’enterrer la démocratie, en renversant les institutions démocratiquement élues. C’est pour cela que, fidèle à ses principes démocratiques, le gouvernement du Burundi ne peut en aucun cas s’asseoir, autour d’une même table, avec des hors-la-loi aujourd’hui poursuivis par la Justice burundaise. Que ceux qui doutent encore, ici et là, dans la  sous-région et au-delà, n’attendent pas que le gouvernement se dédise ! Là-dessus, sa position est claire et nette et ne changera pas d’un iota. Se dédire serait conforter les putschistes dans leur démarche anti-démocratique nuisible aux choix politiques fondamentaux de la population, seul maître de son avenir.Qui étaient ces putschistes ? Essayons de nous rappeler, en relisant une déclaration du Parlement de la république du Burundi parue dans Le Renouveau du Burundi de mardi 28 février 2017. Il y est clairement indiqué qu’une opposition radicale et quelques organisations de la société civile, ont organisé après les élections de 2015, des manifestations qui se sont rapidement transformées en une insurrection violente occasionnant de nombreux morts et blessés graves dans certains quartiers de la capitale, des déplacements des populations vers les pays voisins et l’Europe et des destructions méchantes des biens de l’Etat et des particuliers. Les organisateurs du mouvement insurrectionnel ont reçu le soutien d’un groupe de militaires et policiers qui ont organisé un coup d’Etat le 13 mai 2015, pour renverser les Institutions démocratiquement élues en 2010. Le coup d’Etat ayant été déjoué, la majorité des organisateurs du mouvement insurrectionnel et du coup d’Etat manqué ont fui le pays les uns vers les pays limitrophes, d’autres vers l’Occident.Que méritent-ils ? Surtout pas des postes politiques qu’ils tiennent mordicus à obtenir, mais plutôt une confrontation avec la justice burundaise qui, seule, décidera de leur sort dans le strict respect de la loi.

Louis Kamwenubusa 

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