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ASSEMBLEE NATIONALE> Déclaration du mercredi 5 décembre 2018

La justice burundaise ne fait que poursuivre une action qu’elle a déjà débutée

 

DSC 0351Le mercredi 5 décembre 2018, l’Assemblée nationale du Burundi a sorti une déclaration relative aux poursuites judiciaires engagées contre les personnes présumées auteurs, planificateurs de l’assassinat du premier président démocratiquement élu, Melchior Ndadaye. Elle encourage et soutient la justice burundaise et appelle les organisations internationales à ne pas s’ingérer dans les affaires internes du Burundi. 

 

Dans ce communiqué signé par le président de l’Assemblée nationale du Burundi, Pascal Nyabenda, et lu par le porte-parole de cette institution, Alexis Badian Ndayihimbaze, l’Assemblée nationale rappelle  qu’en date du 21 octobre 1993, le premier président démocratiquement élu, Melchior Ndadaye, a été assassiné ainsi que certains de ses proches collaborateurs. Face à ce crime, s’indigne l’Assemblée nationale, des poursuites judiciaires ont été engagées contre certaines personnes, en l’occurrence, les exécutants. A cet effet, un arrêt de la Cour suprême du Burundi a été rendu mais un pourvoi en cassation contre ledit arrêt a été formulé et la procédure en question n’a, jusqu’à ce jour, pas été clôturée.Dans la déclaration, l’Assemblée nationale indique qu’ayant eu connaissance, par après, de l’implication de certaines autres personnes dans cette affaire, le Parquet général de la République vient d’ouvrir des enquêtes contre ces dernières et que certaines d’entre elles sont actuellement en détention préventive.L’Assemblée nationale communique qu’elle rejette les arguments avancés par le président de la Commission de l’Union africaine, Faki Mahamat Moussa qui voit dans cette action normale de la justice burundaise, un acte qui pourrait porter atteinte à l’unité nationale et entraverait les activités de la Commission vérité et réconciliation (CVR). Elle rappelle que le Burundi n’est pas en crise et qu’aucune situation actuelle n’empêcherait les institutions burundaises de fonctionner normalement.Pour l’Assemblée nationale, la justice burundaise ne fait que poursuivre une action qu’elle a déjà débutée et la CVR n’a pas une mission d’empêcher les instances judiciaires et surtout la plus haute juridiction du pays, de clôturer les affaires pendantes devant elle.

Elle encourage la justice burundaise  

A travers la déclaration, l’Assemblée nationale s’inscrit en faux contre les arguments avancés selon lesquels la procédure judiciaire engagée par le Parquet général de la République du Burundi  relèverait d’une manipulation ou d’une œuvre de diversion. Elle rejette catégoriquement l’idée selon laquelle l’action menée par la justice burundaise serait de nature à compliquer la recherche d’une solution consensuelle dans  le cadre du dialogue interburundais. Elle demande, à cet effet, aux organisations internationales de cesser de s’ingérer dans les affaires internes du Burundi qui relèvent de la souveraineté nationale et laisser la justice burundaise faire son travail.L’Assemblée nationale considère qu’il s’agit plutôt de la poursuite d’une action déjà initiée et qu’elle entend clôturer. Elle encourage et soutient la justice burundaise à continuer à mener des investigations approfondies afin d’éradiquer définitivement l’impunité dans notre pays pour qu’aucun Burundais ou étranger ne songe plus à renverser les institutions démocratiquement élues. L’Assemblée nationale termine son communiqué en demandant au peuple burundais et aux étrangers vivant au Burundi de ne pas prêter une oreille aux commentaires politiques aux fins inavouées. Elle leur demande de rester sereins et de s’atteler au développement en attendant l’établissement des véritables auteurs et commanditaires dudit ignoble assassinat.

Jean Bosco Nkunzimana

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