Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

MINEAGRIE> Point de presse du 5 décembre 2018

Les prix des produits agricoles sont revus à la baisse

 

DSC 1531Le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage a tenu le mercredi 05 décembre 2018 deux points de presse, l’un sur la préparation des saisons culturales 2018-2019 B et C, dans le cadre du Programme de national de subvention des engrais au Burundi. L’autre point de presse concernait la campagne de vaccination contre la rage et la capture des chiens errants. 

 

Dans le but de fournir aux populations burundaises l’engrais chimique à moindre coût, le ministère de l’Environnement, de l’agriculture et de l’élevage suit de près le Projet national de subvention des engrais au Burundi (PNSEB).Pour le ministre en charge de l’environnement, Déo-Guide Rurema, le gouvernement se réjouit de l’augmentation de la productivité dans toutes les provinces, ce qui favorise la diminution du prix des produits vivriers. Cela est la conséquence de la bonne qualité de l’engrais, ainsi que sa bonne utilisation. Le gouvernement a saisi donc cette occasion pour remercier les agro-éleveurs qui ont suivi les directives en plantant de façon moderne.Depuis le 19 novembre 2018, une avance sur l’engrais chimique est en train d’être collecté par le Mineagrie et cette période prendra fin en date du 19 janvier 2019. Le ministère est donc satisfait de l’avancée du PNSEB et son importance. En 2012, deux cents mille familles se sont approvisionnées en engrais chimiques avec sept mille  tonnes, alors qu’en 2017, plus de huit cent mille familles s’en sont approvisionnées et avec cinquante mille tonnes.Selon le ministre Rurema, les prix sont revus à la baisse sur tous les produits agricoles et dans tout le pays : 1 kilogramme de pomme de terre qui coûtait mille francs a baissé jusqu’à trois cent francs. Celui du kilo de maïs qui coûtait huit cents francs a baissé jusqu’à deux cent-cinquante francs. Une lueur d’espoir est revenue chez les agriculteurs, les banquiers et les fournisseurs d’engrais chimiques. Suite à la variation du prix des devises, le prix de l’engrais chimique est revu à la hausse. Un kilogramme de DAP qui s’achetait mille deux cents francs (1 200) est monté jusqu’à mille trois cent-soixante francs       (1 360), celui de l’Urée, de mille quante francs (1 040) à mille soixante seize (1 076) francs, le NPK est passé de mille quatre vingts (1 080) à mille cent-soixante-seize     (1 176), ainsi que la chaux est passée de cent-vingt francs (120) à cent-soixante francs (160).

Mieux vaut prévenir que guérir

Chaque 28 septembre de chaque année, le monde célèbre la journée mondiale de lutte contre la rage. C’est une maladie virale transmise par la morsure d’un animal enragé, spécialement à travers les micros plaies dénudées mélangé avec de la salive infectée.Pour le ministre Rurema, la rage n’a pas de traitement, et est transmise d’un animal à l’autre et de l’animal à l’Homme. Dans le monde entier, entre cinquante mille et soixante mille personnes meurent chaque année, et plus de 99% de cas de la rage sont en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud où la maladie est endémique. Dans notre pays, on enregistre chaque année, entre quatre cents (400) et cinq cents (500) personnes mordues, mais des cas de mortalité ne sont pas signalés par ignorance, et les enfants de 5-15 ans sont les plus affectés. Dans le but de se joindre à d’autres pays dans l’éradication de la rage d’ici 2030, des efforts sont en train d’être menés par le gouvernement du Burundi. Une Loi n°1/28 du 24 décembre relative à la police sanitaire des animaux domestiques a été promulguée, poursuit M. Rurema.Durant la période du 13 au 14 décembre, il est prévu une campagne de vaccination des chiens domestiques et la capture des chiens errants aux chefs-lieux de toutes les provinces, et cette vaccination est gratuite.Le ministre lance un appel à toutes les parties prenantes de se mobiliser à cette occasion, car cette maladie n’a pas de médicament.

Aline Nshimirimana

Ouvrir