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Ngozi> Réunion du chef de l’Etat avec les administratifs sur les mines

Il s’agissait d’une réunion-retraite pour évaluer le secteur minier

 

DSC 0036Après que le Conseil national de sécurité a pris une mesure de suspendre pour un mois toutes les activités des coopératives et associations qui travaillent dans le secteur des mines et carrières d’une manière artisanale, le chef de l’Etat, Pierre Nkurunziza, a tenue le mercredi 7 novembre 2018 à Ngozi une réunion-retraite à  l’intention des dirigeants de tous les échelons de la république du Burundi. Il s’agissait d’une évaluation pour voir l’état des lieux actuel de ce secteur.   

 

A la sortie de cette réunion, le porte-parole adjoint du chef de l’Etat, Alain Diomède Nzeyimana, a indiqué que, ont participé à cette réunion, les dirigeants du haut jusqu’au niveau communal. Selon lui, les activités des coopératives et associations qui travaillent d’une manière artisanale ont été suspendues parce qu’il s’était bien remarqué que ce travail se fait d’une manière désordonnée tellement que l’environnement continue à se dégrader. Cela du fait que les gens qui creusent des carrières, des pierres ou tout simplement qui travaillent dans le secteur minier ne s’occupent pas de ce dont ils devraient s’occuper. 

Les fonds doivent être rapatriés

D’après M. Nzeyimana, au cours de cette réunion,  il a été observé que les exportateurs des pierres précieuses qui sont supposés rapatrier des fonds de l’étranger ne le font pas,  qu’il y a un manque à gagner au niveau de la Banque de la république du Burundi (BRB), par conséquent au niveau de l’Office burundais des recettes (OBR) et du ministère des Finances. « Alors, il a été recommandé que dans les très brefs délais, le Conseil des ministres va se réunir et va dresser une liste des gens qui n’ont pas pu rapatrier ces montants qui s’élèvent à près de trente millions de dollars. Ceux qui n’ont pas respecté leurs obligations seront punis conformément à la loi mais tout en privilégiant le fait que ces fonds doivent être rapatriés ».Il a été aussi recommandé que, dans un proche avenir, l’on va désormais privilégier l’exploitation industrielle au détriment de l’exploitation artisanale qui continue à le faire d’une manière désordonnée. « L’on va former les gens qui travaillent dans secteur mais d’une manière artisanale pour qu’ils soient intégrés dans le secteur industriel et on va aussi encourager les gens qui le font au niveau des coopératives d’investir, c'est-à-dire qu’on va créer des actions au niveau de l’exploitation industrielle pour que, désormais, peut être à un certain moment, l’on exploite seulement les minerais d’une manière industrielle ». 

« Ce qui est en train d’être fait est un combat comme un autre »

Au cours de cette réunion, il a été remarqué des gens qui ne rapatrient pas les fonds. Les devises vont gonfler le marché noir qui vient à son tour déstabiliser le taux de change de la monnaie burundaise. « On a décidé qu’on va essayer de suivre de près tout cela  pour que les choses se passent en toute tranquillité ». Le chef de l’Etat a clôturé cette réunion en disant que ce qui est en train d’être fait pour le moment est un combat comme un autre. Selon lui, le Burundi existe aujourd’hui parce qu’il y a des gens  qui sont combattus. « Le combat que nos ancêtres ont mené est différent du combat d’aujourd’hui et si l’on ne travaille pas pour que, peut être, d’ici vingt ans, nos ressources minières servent à un bon mode de vie de nos enfants, nous serons en train de faire notre travail d’une manière non respectueuse ». 

Astère Nduwamungu

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