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Ngozi> Ministère de l’Hydraulique, de l’énergie et des mines

Réunion du ministre Côme Manirakiza avec ceux qui opèrent dans le secteur des mines et carrières

 

DCSO4716 1Le ministre Côme Manirakiza a rencontré les membres des coopératives et sociétés opérant dans le secteur des mines et carrières en province de Ngozi le mercredi 10 octobre 2018. Cette rencontre a permis d’échanger sur la manière de travailler dans le respect de la loi. L’appel fait a porté sur sept conditions l’acquisition de la permission pour exploitation des mines et carrières. La date limite pour les remplir  et continuer à travailler pour ceux qui sont agréés est fixée au 1er novembre 2018.  

 

Le ministre Manirakiza a indiqué que la rencontre du mercredi 10 octobre 2018 avec les exploitants du secteur des mines et carrières des provinces du nord du pays, était une occasion d’échanger sur  cette activité.  Il est revenu sur la mesure de suspension de l’exploitation pendant un mois. Il a montré que la suspension est souvent due à des irrégularités qui sont observées. Il a souligné les cas d’exploitation illégale faite par certaines gens et a rappelé qu’il y a des lois qui doivent être respectées. Il regrette comment les activités d’exploitation des mines et carrières par les coopératives est toujours entachée  d’irrégularités telles que les fraudes, la non protection de l’environnement et autres. Cette suspension est donc venue comme une façon de faire un clin d’œil. Il a remercié tous ceux qui sont intervenus pour faire observer cette mesure et a invité les membres des coopératives à se ressaisir.  Il appelle l’administration et les forces de l’ordre à suivre de près les activités de ces coopératives pour se rassurer que celles qui exploitent ont un agrément délivré par le ministère ayant en charge les mines et carrières.  Il a souligné que personne n’a la permission d’exploiter  les marais.  Ces derniers sont utilisés pour des activités agricoles. 

Appel au respect des règles

Revenant sur les catégories de permission de travailler dans ce secteur, M. Manirakiza trouve qu’il y a des coopératives qui n’observent pas ce pour lequel ils ont obtenu la permission. Il a rappelé que chaque  coopérative qui reçoit la permission de travailler doit s’annoncer  à l’administration provinciale et communale dont relève l’endroit où elle va opérer. Pour  les sociétés qui exploitent pour vendre à l’étranger, il rappelle que l’argent doit transiter par un compte dans la Banque de la république du Burundi. Il appelle les DPAE à suivre de près la protection de l’environnement dans ce travail. Aussi doit-on protéger les manœuvres, faire l’hygiène, avoir une assurance, boucher les fausses… . Il a indiqué que celui qui aura rempli les conditions sur présentation d’une note du DPAE et du responsable de la localité va signer pour s’engager  à respecter les mesures et aura la permission de reprendre le travail.  Il donne le délai limite du 1er novembre 2018 pour être en ordre à défaut de quoi on va le rayer de la liste. Les exploitants ont soulevé les inquiétudes en rapport  avec les choses qui se trouvent dans les marais comme le sable et le calcaire. Ils parlent aussi  des maisons d’assurance qui ne donnent pas de lumière sur l’assurance pour les coopératives artisanales et de quelques barrières dans l’obtention de l’agrément. Ils demandent si le ministère ne peut pas les appuyer pour qu’ils passent de l’artisanal à un niveau plus amélioré. Ils demandent également comment ils peuvent procéder au cas où deux ou trois coopératives se mettent ensemble pour exploiter une étendue plus vaste. Le ministre dit que pour ce qui est des taxes, on souhaite harmoniser.  Il précise qu’il y a des cas exceptionnels par appréciation des agents de l’environnement  et de l’Office burundais des mines et carrières pour l’exploitation des marais, mais que dans ces bas-fonds, il faut privilégier les activités agricoles.  
Alfred Nimbona

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