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SOCIETE> Les vendeuses au bord des routes

Bien organisées, elles peuvent quitter la rue

 

Elles ne sont pas des vendeuses ambulantes comme beaucoup peuvent le penser. Elles ont des places stables sur les avenues des rues. Elles vendent des denrées alimentaires dont les tomates, arachides, beignets, maïs grillés, etc. Ce sont des femmes qui s’installent à des heures de pointe près des routes où des passants s’approvisionnent en leurs marchandises. 

 

Elles sont la plupart installées près des arrêts bus. Les passagers qui sortent des bus peuvent ainsi s’approvisionner en denrées qu’ils emportent à la maison car n’ayant pas eu le temps de passer par les marchés. Au passage devant leurs étalages, un constat est choquant. Ces femmes vendent presque toutes la même chose. Si l’une a étalé des arachides grillées de ce côté, l’autre qui est juste à côté d’elle vend également  les mêmes arachides. Elles ne sont pas associées, pourtant elles semblent se respecter dans cette concurrence déloyale. Si l’une n’est pas là et que sa voisine reçoit des clients, son amie vendra pour elle. Sous le soleil ou sous la pluie, sans couverture de leurs marchandises, ces femmes doivent vendre pour pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles. Parfois, par manque d’abris, elles doivent fuir la pluie pour protéger leurs marchandises. Cela rend les denrées moins vendues car les clients ne les suivront  pas dans leurs retranchements. En plus, cela rend leur commerce moins fructueux car certaines denrées finissent par être périmées ou par pourrir. Le manque à gagner devient ainsi énorme en considérant le petit capital dont ces femmes disposent.Il faut aussi souligner que ces femmes sont exposées à des accidents. Etant installées tout près des arrêts-bus, des chauffards virent parfois leurs véhicules sur les marchandises de ces femmes pour percuter leurs étalages. Ces femmes, elles mêmes, sont exposées. Ayant essayé de se constituer de petits commerces pour éviter la mendicité, le vol et la prostitution, ces femmes ne savent pourtant pas comment elles peuvent développer professionnellement et légalement leurs activités. L’une d’elles nous indique que par manque d’expérience elles vendent comme elles l’entendent. Elle dit qu’elles ont besoin d’être formées en associations avec des capitaux consistants. Evitant cette concurrence déloyale, elles peuvent ainsi diversifier leur commerce et se mettre à l’abri des dangers en louant un petit espace sécurisé pour enfin récolter des gains plus subsbantiels. 

Blandine Niyongere

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