Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

DIALOGUE INTERBURUNDAIS> Certains politiciens s’expriment

Il ne s’agira pas d’empoignade juridique

 

DSC 0666 2Après l’annonce de la 5e session de dialogue interburundais à Arusha par la facilitation est-africaine, certains leaders des partis politiques burundais ont exprimé leurs attentes : Enrichir la feuille de route signé à Kayanza le 3 août 2018. L’Uprona est pour l’enrichissement de cette dernière par des idées d’autres politiciens non signataires afin d’avoir une feuille de route consensuelle. la Radebu s’attend à ce que le 5e round d’Arusha ne soit pas une occasion d’empoignade  juridique sur la conformité de l’Accord d’Arusha.  

 

D’après Olivier Nkurunziza, secrétaire général et porte-parole de l’Uprona, l’ordre du jour de la 5e session de dialogue interburundais initialement prévue du 19 au 24 octobre 2018, mais reporté pour permettre au Burundi de commémorer l’assassinat de son héros de la démocratie Melchior Ndadaye, est très important. Il s’agit de discuter sur la feuille de route pour les élections de 2020 et les mécanismes régionaux et internationaux d’accompagnement des élections de 2020. Quant à Jean de Dieu Mutabazi, président du Radebu, les attentes de sa formation politique d’opposition de l’intérieur sont, entre autres, de s’asseoir ensemble pour discuter en tant que leaders qui veulent mettre en avant l’intérêt général des Burundais. M. Mutabazi doute de l’unanimité  des participants sur un texte car, même pour l’Accord d’Arusha, il y a eu plusieurs partis politiques qui ont signé avec des réserves et d’autres ont signé plus tard en plus des mouvements rebelles qui ne l’ont pas signé. C’est pourquoi les attentes du Radebu en tant que parti de l’opposition concernent le fait de reconnaître que le peuple est au-dessus des présidents des partis politiques et, qu’en ce sens, tout le monde doit reconnaître que le Burundi est régi par la Constitution du 7 juin 2018 votée par le peuple le 17 mai 2018. S’agissant du respect de l’Accord d’Arusha, Jean de Dieu Mutabazi indique que, la Constitution actuelle et celle du 18 mars 2005 sont toutes conformes à cet accord mais ne sont pas des copies.Déo Rwazemba, secrétaire national chargé de l’encadrement de la jeunesse au sein du RPB Nturenganywe, dit que son parti soutient qu’on propose aux politiciens qui ne sont pas au Burundi la feuille de route de Kayanza pour intégrer ou apporter leur contribution allant dans le sens de l’enrichir. Quant aux mécanismes d’accompagnement du processus électoral par la communauté internationale et régionale, M. Rwazemba dit que l’accompagnement se limiterait à l’observation sinon pour le financement l’on a constaté que celui qui finance a tendance à en valider ou en invalider les résultats.

Dans tous les cas, respecter la souveraineté du peuple burundais

L’Uprona est satisfait de cet objectif car il avait toujours souhaité que le dialogue soit dominé par la préparation des élections de 2020 et non des questions de mandats présidentiels et la Constitution qui relève absolument de la souveraineté nationale. «Nous espérons que la feuille de route signée le 3 août 2018 à Kayanza sera enrichie par tous les politiciens burundais et ainsi on va passer à l’étape suivante, notamment celle de la discussion du code électoral. Quant au mécanisme international d’accompagnement des élections, Olivier Nkurunziza indique que l’Uprona va demander à la communauté internationale de s’impliquer effectivement afin d’aider les Burundais réfugiés surtout au Rwanda à regagner le pays afin de se préparer avec les compatriotes aux élections de 2020.Selon le président du Radebu, le 5e round sera une occasion de tout mettre en œuvre pour converger sur une même feuille de route à partir de celle de Kayanza pour permettre au Parlement et à la commission chargée d’organiser les élections de 2020 de préparer un code électoral.A la question de savoir si cette séance sera la dernière, le porte-parole du parti de Rwagasore a laissé entendre que tout dépendra de la bonne volonté des participants. Toutefois, il a signifié qu’il va sans dire qu’on peut clore le dialogue. « Nous continuerons à dialoguer de l’intérieur et, ainsi, préparer minutieusement les élections de 2020 », a déclaré Olivier Nkurunziza.
Amédée Habimana

Ouvrir