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MICRO-BALADEUR> Sur les problèmes rencontrées par les filles non-scolarisées

Leurs droits sont parfois bafoués

 

A l’occasion  de la journée internationale des filles célébrée le 11 octobre de chaque année, la rédaction du Journal Le Renouveau a recueilli, le mercredi 10 octobre 2018, des avis des filles non scolarisées sur les problèmes qu’elles rencontrent dans la vie de tous les jours. Ces dernières indiquent que leurs droits sont  parfois bafoués et qu’elles sont également victimes de toutes formes de violence.  

 

Selon les avis des unes et des autres, les filles non scolarisées font face à de nombreux problèmes. Elles sont victimes de toutes formes de violence et leurs droits sont parfois bafoués par leurs parents ou par leurs frères. En milieu rural, par exemple, celles qui n’ont pas eu la chance de fonder leurs foyers sont méprisées par leurs frères qui, en plus leur refusent également le droit à la succession en prétextant que la fille n’hérite pas de ses parents. Ou au cas contraire, le partage se fait de façon inéquitable ce qui entraîne toujours des mésententes et des querelles. Suite à la pauvreté qui sévit dans les ménages, certaines filles non- scolarisées sont obligées de quitter leur famille en bas âge afin d’aller chercher du travail. Dans ce cas, les problèmes ne manquent pas car la fille est employée avant l’âge légal et par conséquent, beaucoup de tâches sont difficiles pour elle. Un autre problème soulevé est que ces filles sont victimes des mariages précoces mais aussi forcés. Donc, quelques fois, leurs parents les obligent de se marier très tôt, avant l’âge requis par la loi. Tandis qu’il y en a d’autres qui n’ont pas le droit de choisir leur partenaire.  Dans ce cas, il y a un mariage arrangé entre les parents de la jeune fille et leur gendre. La fille se voit obligée de se marier avec un garçon, alors qu’elle n’a pas donné son consentement. Et ces genres de mariage plongent la jeune fille dans une vie misérable. Nos interlocutrices ont ajouté que certaines filles non scolarisées sont ainsi victimes des grossesses non désirées, du fait qu’elles sont fréquemment abusées par des hommes qui ont des moyens financiers, en l’occurrence les commerçants et les chauffeurs. 
Emélyne Iradukunda

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