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COMMENTAIRE> La saison culturale A

 Les agriculteurs ne doivent pas être impatients
Au Burundi, la population burundaise vit en milieu rural à plus de 80% et ses ressources essentielles proviennent de l’agriculture. La majeure partie de la population burundaise vit essentiellement de l’exploitation agricole malgré qu’elle soit pour la plupart des fois rudimentaire. Selon les experts du domaine, l'exploitation agricole est une unité économique dans laquelle l'agriculteur pratique une combinaison de facteurs de production (terre, travail, capital) en vue d’en tirer l'augmentation de son profit. Au Burundi, le système d'exploitation est caractérisé par l'insertion des cultures vivrières telles que les plantes, les légumineuses et les céréales, à l'intérieur des exploitations familiales et une parcellisation des superficies de moins de un hectare en fonction des cultures à installer.Tout n’est possible que grâce à la pluie abondante tout au long de l’année. La saison sèche n’intervenant que pendant deux mois uniquement. Mai cette année, depuis le début de ce mois de septembre 2018, la pluie tombe de temps en temps et cela dans plusieurs localités du pays. Dans les années passées, une telle pluie a trompé plus d’un. Ils ont pensé que c’était déjà le début de la saison pluvieuse. C’est ainsi qu’ils ont semé et que les désagréments inopinés se sont observés. Des fois la pluie tombe mais cela ne veut absolument pas dire que la saison pluvieuse est arrivée. La prudence exigerait une patience, en attendant que les services météorologiques se prononcent pour donner le coup d’envoi à la population.Les agriculteurs doivent-ils en faire à leur tête pour débuter la saison culturale A ? Est-ce qu’il ne s’agira pas du ministère ayant l’agriculture dans ses attributions, après avis des services météorologiques, qui lancera l’année culturale ? De toutes les façons, ce serait plus sage d’attendre au lieu de se précipiter pour le regretter plus tard.

Amedee Habimana

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