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Sénat> Point de presse animé par le Deuxième vice-président, Anicet Niyongabo

Les organisations non gouvernementales étrangères devront respecter l’équilibre dans les recrutements

1400aaaaaaaLe Deuxième vice-président du Sénat, Anicet Niyongabo, a animé un point de presse le jeudi 13 septembre 2018. Il s’est exprimé sur le respect des équilibres ethniques et du genre dans le recrutement des fonctionnaires des organisations non gouvernementales étrangères opérant au Burundi. Il dit qu’une équipe de sénateurs va effectuer une descente sur terrain pour vérifier que ces organisations se conforment à la loi y relative.


Dans le point de presse que le Deuxième vice-président du Sénat a animé le jeudi 13 septembre 2018, il rappelle que les ONG étrangères sont régies par la loi N°1/01 du 23 janvier 2017 portant modification de la loi N°1/011 du 23 juin 1999 portant modification du décret-loi N°1/033 du 22 août 1990 portant cadre général de coopération entre la république du Burundi et les ONG étrangères. En vertu de l’article 18, alinéa 5, M. Niyongabo dit que   « le recrutement du personnel local doit se faire dans le respect des équilibres et de genre prescrits dans la constitution de la république du Burundi ». De cette disposition, il ressort qu’en matière de recrutement du personnel, les ONG étrangères sont astreintes aux mêmes principes que l’administration publique burundaise. M. Niyongabo dit qu’il sied de rappeler que la constitution du Burundi en son article 148, dispose que l’administration est largement représentative de la nation burundaise et doit refléter la diversité de ses composantes. Les pratiques qu’elle observe en matière d’emploi sont basées sur les critères d’aptitude objectifs et équitables ainsi que sur la nécessité de corriger les déséquilibres et d’assurer une large représentation ethnique, régionale et de genre. La représentation ethnique dans les entreprises publiques est pourvue à raison de 60% au plus pour les Hutu et 40% au plus pour les Tutsi. 

Le Sénat veut effectuer une vérification du respect de la loi

De façon plus générale, dit M. Niyongabo, l’article 6 de la loi régissant les ONG étrangères dispose que les activités de ces ONG étrangères  (ONGE) doivent être en harmonie avec la loi burundaise et s’inscrire dans les programmes et priorités du gouvernement du Burundi. L’article 17 de la même loi précise que ces organisations et leurs personnels s’engagent à travailler conformément aux lois et règlements en vigueur au Burundi. « La vérification et le contrôle du respect de ces dispositions sont du ressort du Sénat de la république du Burundi », la Constitution le dit bien dans sont article 192, alinéa 5. Ainsi, pour accomplir cette mission constitutionnelle, le Sénat a mandaté une équipe de sénateurs pour effectuer des descentes dans les différentes ONGE pour se rendre compte de la situation réelle en ce qui concerne le respect des équilibres ethniques et de genre dans la composition de leurs personnels respectifs. M. Niyongabo dit que le Sénat rappelle que, en vertu de l’article 38 de la loi les régissant, toutes les ONGE agréées disposaient d’un délai de 6 mois pour se mettre en conformité avec les dispositions de ladite loi. Cette dernière ayant été promulguée le 23 janvier 2017, le Sénat estime qu’il a laissé suffisamment de temps à ces ONGE pour se mettre en conformité avec elle et aux ministères concernés pour faire appliquer la loi. Il appelle le ministère des Affaires étrangères et celui de l’Intérieur, de la formation patriotique et du développement local à collaborer avec l’équipe des sénateurs dépêchée sur terrain.  Il dit avoir confiance que les ONGE vont appliquer la loi sans attendre l’usage des sanctions. 

Alfred Nimbona

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