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SOCIETE > Les provinces frontalières aux pays limitrophes

Elles constituent de portes de communication pour le VIH-sida

 

Les provinces de Muyinga, Kirundo, Ngozi et Kayanza sont chacune frontalières à des pays limitrophes au Burundi. Pour cela, la communication entre les peuples devient facile par des échanges commerciaux et l’échange des peuples. Les maladies aussi traversent les frontières. Des vices comme la prostitution et le concubinage déciment les familles et sont la cause de la propagation du VIH-sida. Les gouverneurs de ces provinces font le point sur ces défis et proposent des solutions. 

 

Il s’est avéré que les chiffres donnés dans le comptage des personnes vivant avec le VIH-sida ne considèrent pas ceux venant de l’extérieur du pays. Des étrangers traversent les frontières pour venir se faire soigner au Burundi. Parmi les chiffres, certains figureront comme étant des Burundais. Cela augmentera l’effectif de personnes atteintes du VIH au Burundi.A cela s’ajoutent le concubinage. Des commerçants voyagent dans les pays limitrophes et y laissent des femmes qui, à leur tour, ne seront pas fidèles en l’absence de leurs maris. Cela propage facilement le VIH sida. A Kayanza par exemple, le gouverneur Anicet Ndayizeye indique que sa province est la plus peuplée du pays avec une densité très forte. La commune Gatara à elle seule compte plus de 800 habitants par km2. A cela s’ajoute aussi la prostitution. Des jeunes filles élèves ou écolières abandonnent l’école pour s’adonner à cette pratique à cause de la pauvreté. Cela propage le virus du Sida et influence des grossesses non désirées occasionnant des abandons scolaires. M. Ndayizeye indique que des contrôles sont faits dans les hôtels pour voir s’il n’y a pas de mineurs qui y logent. Des chauffeurs de camions provenant du Rwanda participent à cette débauche. C’est pour cela que le gouverneur de Kayanza demande que quiconque induit en erreur un écolier ou un élève même non mineur soit traduit en justice. Cela réduirait les abandons scolaires et contribuerait à l’encadrement des enfants.

Des cas similaires dans les autres provinces frontalières aux pays limitrophes

La gouverneure de la province de Muyinga est du même avis. Aline Manirabarusha indique que dans sa province, le même cas de débauche dû aux chauffeurs provenant de la Tanzanie contribue à la propagation du sida. Comme certains chauffeurs ne se donnent même pas la peine de prendre des chambres dans des hôtels, Mme Manirabarusha indique qu’elle les a obligés à ne plus passer des nuits dans leurs camions mais plutôt dans des hôtels. Cela faciliterait à l’Administration de contrôler les détourneurs de mineurs. Soulignons aussi le fait que cette province de Muyinga regorge d’or. Des jeunes filles viennent en bus Coaster pour aller chercher des hommes des mines. A cause de beaucoup d’argent que ces hommes récoltent des mines,  ils transmettent le VIH  qui est par la suite transmis aux copains de ces filles et aux épouses de ces hommes. Tous les intervenants avancent qu’il faut des mesures rigoureuses sur les comportements de ceux qui proviennent d’autres pays, les punir si nécessaire. A cela, ils recommandent que les instances de santé fassent attention aux étrangers venant se faire soigner avec une identité de Burundais. Cela augmente les chiffres des porteurs du virus et le contrôle devient difficile.

Blandine NIYONGERE

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