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Zone Mwumba > Etat des lieux des violences faites aux femmes

Elles ne sont généralement pas très fréquentes

 

DSC00342Dans le but de  s’enquérir de l’état des lieux des violences faites aux femmes et aux filles en zone et commune Mwumba de la province de Ngozi, la rédaction du quotidien « Le Renouveau » s’est entretenue avec les femmes élues sur différentes collines et sous- collines de cette zone. Elles indiquent qu’il y a quelques collines où ces violences s’observent mais à petite échelle et d’autres où elles ne s’observent plus.   

 

D’après Jeanne Ndayisenga, élue de la colline Kabasazi, zone et commune Mwumba, dans cette localité, les violences faites aux femmes ne sont pas très fréquentes. Selon elle, le peu de cas qui s’observent c’est par ignorance des hommes qui disent que c’est la coutume et que c’est normal qu’une femme soit battue. Selon notre interlocutrice,  les grandes causes des querelles dans les familles sont notamment l’ivresse, la gestion des biens de familles, etc. Mme Ndayisenga, indique également qu’en cas de violence dans une famille quelconque, les élus collinaires ne croisent pas les bras. « On se précipite pour aller donner des conseils afin de calmer la situation ». Elle invite ainsi les couples à bien s’entendre et surtout à gérer ensemble les biens de la famille car ce sont eux qui sont souvent la source des querelles. « Cela éviterait que les enfants soient traumatisés et surtout qu’ils appliquent cela une fois après avoir fondé leurs foyers ». Sur la colline Gatobo, c’est la même situation.  Joséphine Ntamagendero, élue collinaire, souligne que les violences faites aux femmes et aux filles ne se remarquent pas à grande échelle. « Dans le temps, les femmes étaient battues à cause de la consommation d’un verre de trop d’alcool, mais actuellement ce n’est plus fréquent ». Quant à  Jeannette Nzeyimana, élue de la colline Gakenke, sous-colline Samiro, c’est grâce à la bravoure des chefs de colline qui ne cessent pas de donner des conseils aux couples à propos des méfaits de la consommation excessive d’alcool et de la mauvaise gestion des biens  que les cas de violences faites aux femmes ne se remarquent pas sur cette colline. De son côté,  Régine Ntimpirangeza de la sous-colline Rushaya, colline Gakenke, indique que sur sa colline, les violences faites aux femmes ne s’observent plus. « Aucune femme ne se lamente qu’elle subit des violences ». Au lieu de se quereller, a-t-elle ajouté, les couples préfèrent venir nous demander des conseils. 
ASTERE NDUWAMUNGU

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