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Entretien> Autonomisation des jeunes pour lutter contre le chômage

Les jeunes en action

 

DSC02884Des jeunes gens se sont mis ensemble pour mettre en place une entreprise en recourant à l’autofinancement. Le promoteur dit avoir transformé en réalité son rêve de lutter contre le chômage. 

 

Le chômage est une réalité connue de tout le monde actuellement, surtout  pour les jeunes. « Aglico » est une entreprise qui regroupe quelques jeunes qui se sont mis ensemble pour s’autofinancer. Ils ont choisi comme activité la transformation agro-alimentaire. Ils travaillent à Kigobe, avenue du cinquantenaire et ils sont au nombre de neuf.Belly-Francis Ngabirano est un jeune de 26 ans qui vient juste de terminer le Bac3 à l’Université du Burundi. Son rêve de toujours est devenu réalité. Il est directeur général de l’entreprise « Agricultural light company », Aglico en sigle ou la « lumière agricole ». Selon notre interlocuteur l’objectif est la création d’emplois. Les bénéficiaires sont les autres jeunes lauréats d’universités. 

Source du capital 

Le capital le plus important, c’est le personnel, a dit M. Ngabirano. Le capital financier provient de chacun des membres qui se sont mis ensemble. La valeur du membre est le capital premier, chacun apporte sa connaissance. Ils ont approché des bailleurs qui leur ont octroyé l’endroit où ils travaillent ainsi que quelques outils de travail. Et puis chacun a toqué à gauche et à droite pour avoir un kit de démarrage. Il a lancé un appel aux autres jeunes qui attendent chez eux ou dans des endroits appelés communément « ligalas » de s’assoir   ensemble pour essayer de mettre en valeur ce qu’ils ont appris à l’école. L’Etat seul n’est pas capable d’embaucher tous les jeunes qui terminent les études. 

Au système éducatif burundais, il a demandé de renforcer l’enseignement des métiers 

Au gouvernement, il demande qu’il y ait un cadre de soumission des projets pour les jeunes qui veulent monter une entreprise, et une aide minimum au débutant est nécessaire, comme le matériel  de démarrage. M. Ngabirano est au courant de la banque des jeunes qui sera mise en place en 2018. Il a demandé que cette banque puisse relever les défis des jeunes pour leur autonomisation.  Qu’il y ait des critères précis  pour l’octroi des crédits, éviter des critères de favoritisme puisque tous les jeunes sont égaux en droits.                       

Les perspectives d’avenir 

Dans l’avenir, l’entreprise compte valoriser le domaine fruitier. Pour cela, ses initiateurs auront besoin de terres cultivables pour étendre leur production. M. Ngabirano a donné l’exemple d’une entreprise qui transformait les tomates, mais malheureusement, actuellement, elle a arrêté ses activités. A l’avenir, ils veulent leur emboîter le pas pour continuer la transformation des tomates, car, «nous avons un pays fertile, nous voulons qu’il soit un pays productif en matière d’agri-élevage», poursuit-il.   
Aline Nshimirimana

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