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Réforme administrative> Sur le leadership féminin

« Il suffit d’avoir l’ambition, le savoir, le savoir-faire, le vouloir et le pouvoir »

 

DSC 0026Pour une bonne réforme administrative, le leadership féminin doit être pris en compte. Les femmes occupant les places de prise de décision qui se sont entretenues avec le quotidien Le Renouveau ont précisé qu’elles sont capables autant que les hommes. Elles ont signalé qu’il suffit d’avoir l’ambition, le savoir, le savoir-faire, le vouloir et le pouvoir 

 

Marguerite Bukuru est une ancienne fonctionnaire de l’Etat et des Nations-unies, aujourd’hui à la retraite. Le long de son parcours professionnel, elle a occupé plusieurs fonctions comme  haut cadre, entre autres, ministre des Affaires sociales et de la promotion féminine. Après, elle a travaillé pour le système des Nations unies. Etant fonctionnaire de l’Etat, elle a fait savoir que dans toutes les fonctions qu’elle a occupées, elle a fait de son mieux pour aller de l’avant. Cela parce qu’elle a cherché du travail, non pas pour passer du temps et avoir un salaire à la fin du mois, mais  plutôt  pour servir le pays en mettant en pratique ce qu’elle a appris  et avec toute sa volonté. « Dans tout ce que je faisais, j’avais l’ ambition d’être un modèle. Pour y arriver, j’ai consacré le temps nécessaire au travail qui m’était attribué. Je l’ai  fait avec fierté », a dit Mme Bukuru.Elle a ensuite témoigné qu’au cours de son parcours professionnel, elle a été intègre. Elle savait profiter des occasions comme les formations, les réunions d’échanges, adhérer dans différentes associations en étant membre fondatrice et les diriger des fois. « Tout cela, parce que j’ai compris qu’il est nécessaire d’apprendre toujours ce qui me semblait nouveau et je me suis mise en tête que tout s’apprend. Ces principes m’ont aidé à bien faire le travail. Et, si ce dernier est bien fait, il conduit  vers le  succès », a-t-elle ajouté.Annonciate Sendazirasa   est le Deuxième vice-gouverneur de la BRB (Banque de la république du Burundi). Elle a fait savoir que, dans son parcours professionnel, elle a la vision de bien réussir dans ce qu’elle entreprend. C’est pour cette raison que dans les fonctions qu’elle a occupées notamment celle de ministre de la Fonction publique, elle faisait des innovations, à savoir la création de différents projets avec la vision de développer le pays. Elle a indiqué qu’elle est convaincue que la femme, quand elle occupe un poste de prise de décision, peut même faire mieux que l’homme.

Des stéréotypes peuvent freiner le leadership féminin

DSC 0021Mme Sendazirasa a fait savoir que la culture burundaise met en deuxième position la femme. Elle a signalé que même dans la Bible, il est recommandé à la femme de  se soumettre à son mari parce qu’il est le chef de famille. « Je pense que ces vérités ne devraient  freiner aucune femme dans ce qu’elle fait pour occuper un poste de prise de décision. Plutôt, la femme doit se mettre en tête qu’elle doit faire de son mieux pour être à la hauteur de cette place. Il ne suffit pas de crier haut et fort que les femmes sont capables autant que les hommes. Mais, il faut se mettre à l’œuvre et travailler d’arrache-pied. Et, les autres personnes qui voient ce que tu fais, te jugent et te récompensent par conséquent en te donnant un poste de prise de décision pour l’occuper », a-t-elle ajouté.Elle a ensuite signalé que, pour réussir dans ses fonctions, elle a toujours quatre principes, entre autres, avoir un modèle qui peut t’inspirer, avoir une vision et des objectifs clairs, avoir les capacités d’action mais aussi avoir un engagement clair permettant un épanouissement dans la société.Donatienne Girukwishaka est la directrice générale chargée du Genre au sein du ministère des Droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre. Elle a, quant à elle, signalé que la réforme administrative doit tenir compte du leadership féminin. « Je dis cela parce que, si les hommes sont capables d’occuper les postes de prise de décision, je peux affirmer sans me tromper que les femmes le peuvent autant qu’eux. Seulement, il suffit d’avoir une vision et la volonté d’être à la hauteur du poste occupé.

Il faut approcher les personnes qui aident à aller de l’avant 

Concernant les femmes qui ont peur des mauvaises connotations quand elles occupent les postes de prise de décision, nos sources ont révélé que « Dans la vie de tous les jours, quand une personne veut avancer dans ce qu’elle fait, elle ne peut pas prêter l’oreille à ceux qui n’apportent rien dans ses projets. Plutôt, elle devrait approcher des personnes modèles qui l’encouragent à aller de l’avant, qui lui apprennent ce qu’elle ne sait pas et qui lui montrent  comment elle peut arriver à ses objectifs », ont-elles mentionné.Nos interlocuteurs ont cependant fait un clin d’œil aux femmes en général et aux femmes leaders en particulier qu’il ne faut pas adopter de mauvais comportements, entre autres l’insolence envers leurs maris en prétextant qu’elles occupent des postes de prise de décision. Elles les conseillent de toujours collaborer avec eux, Car cela les aidera à mieux réussir dans ce qu’elles font dans leur milieu du travail.                Rose Mpekerimana

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