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MINISTRE DE LA JUSTICE> Point de presse sur la mort de Jean Bosco Ngendakuriyo

Elle est liée à ses comportements criminels

 

DSC 0468Le ministère de la Justice a animé le mardi 11 octobre 2017 un point de presse sur la mort de l’ancien prisonnier connu sous le nom de Jean Bosco Ngendakuriyo. Le porte-parole et inspecteur général dudit ministère a indiqué que sa mort est liée à ses comportements criminels qu’il a manifestés devant un  agent de la sécurité. 

 

Dans un point de presse animé par le porte-parole du ministère de la Justice, Adolphe Havyarimana, sur la mort de l’ancien prisonnier Jean Bosco Ngendakuriyo alias Bugemeri, il a indiqué que ce dernier est mort suite à une tentative de désarmer un agent de sécurité. Celui-ci a tiré sur lui en vue de se défendre. « L’acte s’est produit au marché de Matana dans la commune Matana en province de Bururi », a-t-il précisé. Le porte-parole Havyarimana a informé que le surnommé Bugemeri avait été arrêté pour assassinat de son frère en 2009 et un dossier répressif à sa charge a été ouvert au parquet de Bururi sous le numéro RMP 17420/.E. Le dossier a été proposé pour fixation au Tribunal de grande instance de Bururi. C’est ce dossier qui a ouvert les poursuites pénales sous le numéro RPC 0145. Il a indiqué que Ngendakuriyo s’est évadé à maintes reprises. En effet, M. Havyarimana a dit que Ngendakuriyo s’était évadé le 7 juillet 2009 et a été réarrêté le 17 décembre 2009. Le 24 décembre 2011, il s’est encore une fois évadé puis rattrapé après avoir été transféré à Mpimba le 4 septembre 2011, a-t-il continué.Ainsi d’après les informations recueillies sur terrain, M.Havyarimana a dit que le surnommé Bugemeri a commencé à être régulièrement présent chez lui à Matana à partir du mois de février 2016.  Au mois de mai 2016, quand il était à Matana, il a menacé une personne en lui disant qu’il pouvait le tuer. Pour cela, le chef de poste de cette localité l’a appréhendé et l’a mis en prison. Malheureusement, poursuit M. Havyarimana, le directeur de la prison centrale de Mpimba de l’époque a téléphoné ce chef de poste l’intimant l’ordre de le relaxer.

Pas des liens avec la mise en exécution de la grâce présidentielle de 2017 

Entre juin et juillet 2016, le porte-parole dit que Ngendakuriyo a été appréhendé à Mwaro en possession d’une grande somme d’argent qui a impressionné les agents de la documentation. Une fois encore, le même Directeur ci-haut cité est venu lui-même le prendre. D’après les enquêtes déjà menées, le porte-parole du ministère de la Justice a signalé qu’on n’a pas encore identifié les circonstances de sa relaxation. Ce qui est sûr, il est sorti de la prison en 2016, mais lorsqu’on lui a demandé le billet d’élargissement, il n’a pas pu le trouver.M.Havyarimana a profité de cette opportunité pour démentir des informations qui disaient que le défunt  Ngendakuriyo aurait été relaxé lors de la mise en exécution de la grâce présidentielle de 2017. «Ceux qui sont condamnés pour de telles infractions comme assassinat ne sont pas concernés par la décision sauf ceux qui avaient déjà purgé les 3/4 de la peine. Sa relaxation aurait été facilitée par le Directeur de la prison centrale de Mpimba d’alors et ce dernier est sous les verrous pour un autre dossier », dit M.Havyarimana.

Vincent MBONIHANKUYE

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