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Kanyinya> Entretien avec un agri-éleveur

Il suffit d’apprendre les techniques culturales pour augmenter la production

 

DSC 1123Certains agri éleveurs ne parviennent pas à avoir une bonne récolte suite à l’ignorance. Mais, ceux qui ont appris les techniques culturales modernes parviennent à augmenter leur récolte.     

 

Dans son entretien, Gérard Ndayizeye, un agri-éleveur de la zone Kanyinya dans la commune Kirundo, a fait savoir que les gens peuvent s’auto-développer eux mêmes sans attendre l’aide extérieure. Il suffit d’apprendre les techniques culturales qui permettent d’avoir une meilleure récolte. M. Ndayizeye a révélé qu’il a appris ces techniques culturales au centre agropastoral de Mutwenzi. Par après, il est devenu membre du groupement appelé « Twijukire ibikorwa mw’iterambere ». Ce groupement a, au total, dix personnes. Les membres de ce groupement ont aussi essayé d’enseigner à d’autres gens pour qu’ils se développent eux aussi.  Avant d’adhérer à ce groupement, il ne parvenait pas à avoir une récolte suffisante. Il habitait aussi dans une maison en mauvais état.M. Ndayizeye a indiqué qu’aujourd’hui sa vie a changé car, il récolte une quantité suffisante pour sa famille et une autre pour la vente . « Grâce à cette production, je suis  parvenu à construire une maison en dur et j’ai acheté une parcelle que je compte mettre en valeur dans les jours à venir », a-t-il dit.Pour pouvoir bien gérer l’argent reçu après avoir vendu la récolte, le groupement a ouvert un compte à la Banque de crédit de Bujumbura, agence Kirundo (BCB). Cet argent permet aux membres du groupement qui le souhaitent d’avoir de petits crédits. Ces derniers sont remboursables progressivement après chaque récolte à un taux de 5%.M. Ndayizeye a indiqué que pour ceux qui n’ont pas assez de superficie pour cultiver, ils sont obligés de louer un autre espace. Pour ceux qui cultivent le tourne sol, ils n’ont pas de problème d’écouler leur récolte. Ils le vendent au centre agro pastoral de Mutwenzi. En ce qui concerne le maïs, le soja ou encore d’autres produits, l’écoulement n’est pas toujours facile. Les producteurs sont obligés de chercher les clients dans différents marchés de la province de Kirundo.

Lucie Ngoyagoye  

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