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BUJUMBURA> Conseil des ministres de la CEEAC

Pour la validation du plan stratégique à moyen terme 2016-2020

 

aaagagagahjqq Le plan stratégique à moyen terme soumis à l’approbation du conseil des ministres de la CEEAC a pour but de doter cette communauté d’un outil efficient de planification du développement à l’horizon 2020. Il s’attache à identifier les forces et les faiblesses de la communauté afin d’atteindre les objectifs fixés par la Vision 2025.

 

 Au début des activités de ce conseil des ministres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) tenu à Bujumbura le jeudi 13 juillet 2017, Tabu Abdallah Manirakiza, Secrétaire général-adjoint de la Communauté a, dans son allocution, précisé que ce plan stratégique à moyen terme 2016-2020 de la CEEAC vient à un moment opportun pour contribuer à relever les défis de la région. Et d’ajouter que ces défis requièrent des réponses audacieuses, tant sur le plan stratégique, institutionnel qu’opérationnel, dans le but d’aider l’Afrique centrale à dynamiser son processus d’intégration économique régionale pour se hisser à la hauteur des autres communautés économiques régionales, piliers de l’Union africaine.
M. Manirakiza a en plus souligné que les assises de Bujumbura s’inscrivent dans un environnement sous-régional marqué par la volonté affiché par les Etats membres d’accélérer leur processus d’intégration.
Le représentant résident de la Banque africaine de développement (Bad) au Burundi, quant à lui, a dit que par ce plan stratégique, cette banque va renouveler son engagement ferme de manière explicite, comme elle l’a toujours fait, afin d’appuyer les efforts engagés par la CEEAC pour consolider la paix et relancer les économies des pays membres à travers notamment les projets régionaux de grande envergure.
Pour la CEEAC, dit-il, le projet d’appui institutionnel de la Bad devrait permettre une accélération du processus de nationalisation et d’harmonisation des politiques sectorielles ainsi que les capacités de leur opérationnalisation.
Le représentant résident de la Bad a aussi fait savoir que pour une transformation positive de l’Afrique, la banque travaille sur cinq priorités qui sont : éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique ainsi qu’améliorer la qualité de vie des ménages africains.

Lutter contre la pauvreté

Pour le reprérsentant résident de la Bad, l’intégration régionale de l’Afrique doit être renforcée et devenir un outil de lutte contre la pauvreté. C’est pour cela qu’il a lancé un appel pressant à la CEEAC de travailler davantage pour aider les Etats membres à engager des efforts particuliers afin de venir à bout des problèmes liés à l’alimentation et à l’emploi. Car, fait-il entendre, l’incapacité de nos économies à intégrer des millions de jeunes africains qui entrent sur le marché du travail chaque année constitue une menace sérieuse à la cohésion sociale et affaiblit le potentiel du continent.
Dans son discours d’ouverture, Domitien Ndihokubwayo, le ministre des Finances, du budget et de la privatisation, qui a représenté le gouvernement du Burundi, a dit que l’élaboration du plan stratégique à moyen terme de la CEEAC pour la période 2016-2020 , intervient dans un contexte international difficile en matière de paix et de sécurité, et dans un environnement économique et financier régional préoccupant marqué notamment par le ralentissement des économies, les incertitudes sécuritaires internationales marquées par l’expansion de l’extrémisme et du terrorisme, une crise migratoire sans précédent (accroissement des réfugiés dans la sous-région), des risques de rupture de dialogue entre la région et certains partenaires, etc.
« Le plan stratégique à moyen terme de la CEEAC qui est soumis à notre approbation, a ajouté le ministre Ndihokubwayo, a pour but de doter la communauté d’un outil efficient de planification du développement à l’horizon 2020. Il s’attache à identifier les forces et faiblesses de la CEEAC mais surtout, à identifier ses perspectives à moyens terme afin qu’il ait un impact et permette d’atteindre les objectifs fixés par la Vision 2025 ».
M. Ndihokubwayo a aussi souligné que ce plan stratégique est aussi conçu pour renforcer le rôle de la CEEAC et définir les priorités de développement à moyen terme de cette communauté, identifiées par l’Union africaine comme piliers de l’intégration continentale.
Il a conclu en disant que les assises de Bujumbura permettront d’une part, de constituer un document de consensus régional, véritable feuille de route pour le développement économique et social de la CEEAC. D’autre part, elles permettront d’explorer les voies et moyens susceptibles de conduire à accélérer le processus d’intégration dans la CEEAC, adossé sur une institution d’intégration régionale forte, en mesure d’assurer les axes prioritaires et stratégiques de son mandat.


Jean Bosco Nkunzimana

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