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DEVELOPPEMENT LOCAL> La contribution des natifs est incontournable

Encadrer et accompagner la population : vers une réussite en commune Muramvya

 

aaaakqkqksks Pour un développement local et intégral, la contribution des natifs est incontournable mais il faut conjuguer les efforts pour changer la mentalité de l’élite burundaise qui, une fois embauchée dans les grandes villes, a tendance à oublier son origine. Le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza ne cesse de rappeler que les intellectuels devraient être des exemples sur leurs collines en aidant par exemple dans l’agriculture, les activités génératrices de revenu pour qu’en contrepartie ils rendent service à la population qui a contribué pour leurs études. Le député Rémégie Bazirahomponyoye de la circonscription de Muramvya a pris à cœur l’appel du président de la République : il est en train d’encadrer les associations dans sa commune de Muramvya.

 

 Si dans ses discours et déclarations officielles, le président de la République Pierre Nkurunziza revient toujours sur la nécessité pour les natifs de s’impliquer dans le développement local, ce n’est pas pour rien. Un haut fonctionnaire qu’il soit de l’Etat ou du secteur privé, la population de sa colline natale le considère comme un phare pour elle. Or, plus d’un ne cessent de la décevoir en restant dans les grandes villes du pays ou à l’étranger. Heureusement, plusieurs de nos compatriotes ont fait leur le message du chef de l’Etat. Ne fût-ce qu’un seul exemple du député Rémégie Bazirahomponyoye de la circonscription de Muramvya qui encadre l’association Tezimber’igihugu sur la sous colline Kabonobono de la zone, commune et province de Muramvya. Grâce aux efforts conjugués, l’association fait une culture des fruits surtout les prunes de Japon. Au départ, cette initiative de M. Bazirahomponyoye employait 50 personnes mais le nombre est allé croissant, a-t-on appris sur place.
Ce ne sont pas les potentialités de développement qui manquent au Burundi
Rémégie Bazirahomponyoye a indiqué qu’après avoir constaté que la majorité des Burundais vit grâce à l’agriculture, il a pris l’option de contribuer au développement de la population de sa commune en commençant par la lutte contre la pauvreté et le manque de nourriture au sein de la population locale. « Nous avons commencé par organiser la population de la sous colline Kabonobono et, avec elle, nous avons aménagé les pépinières des fruits et un des membres de l’association nous a prêté un terrain », a-t-il déclaré. L’association engagea alors une main-d’œuvre pour la préparation du terrain et la plantation. C’était fin novembre 2015 et, depuis avril 2016, tous les 10 jours, l’association récolte entre 500 kg et une tonne de fruits qu’elle vend dans d’autres localités du pays, surtout à Bujumbura dans les grandes alimentations. Les membres de l’association non seulement bénéficient de la vente, mais aussi ils nourrissent leurs enfants de ces fruits. Signalons aussi que les membres vendent du fumier à l’association parce que cette dernière n’a pas encore commencé à pratiquer l’élevage pour s’auto-suffire en fumier.

Vers une usine de transformation pour la production de jus

Le député Bazirahomponyoye a fait savoir qu’il encadre aussi les membres de l’association et d’autres qui le veulent et il leur distribue des plants fruitiers pour agrandir le marché d’approvisionnement puisque, dans sa vision, il entend installer sur les lieux une usine de transformation pour la production de jus de fruits. Il a également indiqué que des associations de la commune Bukeye de la même province de Muramvya ont déjà demandé un partenariat pour que l’association Tezimber’Igihugu aille leur montrer comment démarrer leur projet de culture de fruits.
Ce n’est un secret pour personne, quand le député Bazirahomponyoye indique que son association débloque par semaine un montant de plus d’un million de francs burundais pour la rémunération de sa main-d’œuvre, il y a lieu de penser à une circulation monétaire dans la population de ladite sous-colline. Certains soucis ménagers ne se font plus sentir sans doute. C’est le cas d’Angleberte Niyonzima, une femme vivant à Kabonobono que la rédaction a interrogée sur l’importance de l’association. Elle a laissé entendre que grâce au travail qu’elle a obtenu d’entretenir les plantations de fruits, elle parvient à envoyer ses enfants à l’école ou à se faire soigner. Mme Niyonzima demande à d’autres natifs de penser à investir sur leurs collines ou communes afin de lutter contre la pauvreté.
A l’exemple de cet élu du peuple qui a pris l’initiative d’encadrer la population locale pour lutter contre la pauvreté, les natifs des différentes localités de ce pays devraient s’investir moralement et physiquement dans le développement de leurs entités d’origine. Le pays dans son ensemble se retrouverait dans un mouvement décisif vers le développement durable et avec une dimension de cohésion sociale puisque, dans sa diversité, la population répond spontanément quand il s’agit d’un natif plus qu’une autre organisation. Les Burundais doivent savoir que le développement ne proviendra pas de l’extérieur mais d’eux-mêmes.


Amedee HABIMANA

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