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ASSEMBLEE NATIONALE> Les acquis du Burundi depuis son adhésion à la Communauté est-africaine

Les enquêtes ont montré que le commerce s’est remarquablement développé

 

DSC05929La Commission permanente chargée des affaires politiques, administratives et des relations extérieures et de la Communauté est-africaine a présenté le rapport sur les descentes qu’elle a effectuées sur les frontières du Burundi avec les pays de la Communauté est-africaine (CEA). C’était lors de la séance plénière des députés en présence de la ministre à la présidence chargé des Affaires de la Communauté est-africaine le jeudi 15 juin 2017. Les échanges ont porté sur les acquis du Burundi depuis son adhésion à cette communauté.

 

Selon Gélase Daniel Ndabirabe, président de la Commission permanente chargée des affaires politiques, administratives et des relations extérieures et de la Communauté est-africaine, qui a présenté le rapport sur les descentes de la commission, le but de cette mission était de se rendre compte du pas déjà franchi depuis l’adhésion du Burundi à la Communauté est-africaine en 2007. Il a fait savoir que cette visite a été faite au mois d’avril 2017 dans les provinces de Kirundo, Muyinga, Rutana, Rumonge, Makamba, Ruyigi, Cankuzo, Bujumbura et Cibitoke.

Il y a des acquis et des défis

M. Ndabirabe a souligné que les députés ont été informés sur les avantages que le pays tire de son adhésion à la CEA. Il a cité notamment l’augmentation des échanges des biens et services, la suspension de visa qui était exigé pour traverser les frontières, les taxes sur les produits commerciaux qui ont sensiblement diminué, les Burundais qui vont étudier dans les pays membres de la communauté, etc. Les députés ont également apprécié les relations sur les frontières de la RDC avec le Burundi, bien que ce pays ne soit pas encore membre de la CEA.
Toutefois, il a souligné que quelques défis subsistent. Il s’agit de la hausse des prix des denrées alimentaires suite à la mesure du président tanzanien interdisant l’entrée de ces produits au Burundi, le manque de l’eau et de l’électricité qui gêne les activités à la frontière à arrêt unique de Kobero, la mutation des agents de l’OBR, etc. Il a souligné que les responsables rencontrés lors des descentes ont formulé des requêtes. Il s’agit de sensibiliser la population et les autorités burundaises sur les lois régissant la CEA, sensibiliser les Burundais pour décourager le commerce frauduleux, la décentralisation de l’octroi des passeports et des laissez-passer, etc.

Les pays membres doivent rester unis et solidaires

Isabelle Ndahayo, ministre à la présidence chargé des Affaires de la Communauté est-africaine répondant aux questions des députés, a expliqué que lors de l’adhésion du Burundi à la CEA, il n’y avait aucune réserve sauf sur les conventions sur le Marché commun. Elle a souligné que le pays qui entre en apposant sa signature sur la Convention s’engage à respecter les acquis communautaires. Elle a précisé que les enquêtes ont montré que le commerce s’est remarquablement développé en Tanzanie et en Ouganda du fait qu’ils sont membres de la CEA et que les études préliminaires montrent que c’est aussi le cas pour le Burundi. Mme Ndahayo a souligné que les objectifs que les pays membres de la communauté se sont fixés ne seraient atteints que si les pays restent unis et solidaires. D’où le conflit entre le Burundi et le Rwanda est un problème sérieux mais, elle a tranquillisé l’opinion que les chefs des Etats membres ont déjà pris cette question en main en vue de trouver une solution.
Les députés se sont également plaints de l’effectif des Burundais qui vont travailler à la CEA. La ministre Ndahayo a expliqué que le recrutement est transparent et que les Burundais sont bloqués par le niveau d’études et la langue. Elle a fait savoir que le ministère informe sur les postes disponibles et a promis qu’on peut aussi assister les postulants dans la formulation des CV. Elle a demandé aux candidats d’informer le ministère dès le dépôt du dossier pour le suivi.

Grâce-Divine Gahimbare

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