Publications de Presse Burundaise, Rohero I Avenue de la JRR N°17 Immeuble le SAVONNIER, Téléphone standard : (257) 22 22 62 32, Fax :(257) 22 22 58 94, email: pressequotidienne@yahoo.fr

AFJO> Atelier de formation des journalistes en techniques de lobbying et de plaidoyer

L’inclusivité des femmes dans le secteur des médias est une préoccupation

 

DSCF0638Les médias, quatrième pouvoir, disposent des moyens de persuasion et d’influence sur les décideurs. C’est pourquoi ils sont appelés à lutter pour que le quota de trente pour cent (30%) de représentativité des femmes soit respecté et à plaider pour aller au-delà de ce taux.

 

L’Association des femmes journalistes du Burundi (AFJO), a organisé un atelier de formation des journalistes des différents médias du pays, du 13 au 14 juin 2017, à la Maison de la presse. Dans son mot d’ouverture des activités, Yolande Nintunze, vice-présidente de l’AFJO a souligné que les femmes ne sont pas suffisamment représentées dans le secteur des médias burundais. « L’inclusivité des femmes dans le secteur des médias est une préoccupation des décideurs au niveau mondial et qui ne peut trouver de véritable solution dans le concours des médias, sans que les professionnels des médias n’en prennent conscience », a-t-elle précisé.
Selon une étude menée par l’Association des femmes rapatriées du Burundi (Afrabu) en 2016, le secteur des médias se trouve sur la liste de ceux qui sont en souffrance avec un taux de 6%. Un taux loin en dessous de la moyenne générale de 30%. Et selon l’étude de l’AFJO durant la même année, dans tous les médias burundais, aucune femme n’occupe le poste de directeur général, et sauf la directrice du journal Le Renouveau, aucune autre femme au poste de directrice n’est en charge de la gestion de l’information dans les médias.

Des actions sont nécessaires

Pour résoudre ce problème, il faut que des actions soient menées. C’est dans cette optique alors que l’AFJO a organisé l’atelier pour amener les journalistes à mieux connaître et maîtriser les techniques de lobbying et de plaidoyer afin que, grâce à leur quatrième pouvoir, ils puissent amener les décideurs à songer à améliorer le quota de représentativité et de participation des femmes dans les instances de prise de décisions. Le souhait de l’AFJO étant d’arriver à un taux de 50% dans le monde des médias burundais.
Mme Nintunze a ajouté que la déclaration de Pékin et la plateforme d’action des Nations unies sur les femmes adoptée en 1995 prévoient deux objectifs stratégiques : Parler aux femmes de mieux s’exprimer et de mieux participer à la prise de décisions dans les médias et les nouvelles technologies de communication ; promouvoir une image équilibrée et non stéréotypée des femmes dans les médias.
Jean Bosco Nkunzimana
(Stagiaire)

 

Ouvrir