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ENRTETIEN> Avec une fille qui joue au karaté

Les filles et femmes peuvent elles aussi jouer au karaté

 

DSC04223Le karaté est parmi les sports qui sont très utiles dans l’entretien de la santé de l’Homme. Au Burundi, ce sont les hommes qui le pratiquent en grand nombre. Mais, un petit nombre de filles a changé de mentalité pour le moment et adhère dans des clubs de karaté jusqu’à être admise à l’équipe nationale. Le quotidien burundais d’information, « Le Renouveau » a constaté cela dans l’entretien qu’il a récemment mené avec une jeune fille qui joue au karaté.

 

Au Burundi, il y a très peu de filles ou femmes qui jouent au karaté. La plupat ont toujours cette mentalité comme quoi une femme qui joue au karaté a un corps dur comme celui des garçons alors qu’elle était supposée avoir un corps doux. Les autres ont des parents qui ne leur facilitent pas l’accès à ce jeu. Il y en a même qui risquent de confirmer que les filles qui jouent au karaté ne peuvent pas mettre au monde et que qu’il leur est même difficile de trouver un mari.
Une jeune fille qui joue au karaté et qui a eu l’accès à l’équipe nationale des filles, a dit que tout ce qu’on peut penser de négatif dans le karaté des filles n’est pas du tout vrai parce qu’elle a déjà vu beaucoup de filles et femmes qui jouent au karaté et qui ont donné naissance aux enfants sans problème. Un autre exemple qu’elle donne est celui de Laurence Fischer, une Française qui a été trois fois championne du monde mais qui est mariée et a donné des enfants.
Concernant la conception des parents, notre source dit que ses parents comprennent bien ce qu’elle fait. Ils lui donnent les frais de déplacement sans arrière pensée. Elle quitte Buterere pour venir s’entraîner dans la salle de Judo se trouvant près du stade Prince Louis Rwagasore. Donc, ses parents la soutiennent parce qu’ils lui donnent tout ce dont elle a besoin pour jouer au karaté. « Je m’entraine dans l’équipe nationale avec espoir que je vais bien me comporter lors des compétions,, que ce soit sur le plan national ou international. En même temps, je me prépare pour la passation de la ceinture noire», dit notre interlocutrice.
Elle a promis enfin qu’elles lutteront pour changent de mentalité et qu’elles sensibiliseront les autres filles afin qu’elles aiment le sport et inscrire dans les clubs de karaté.

Olivier Nishirimbere (Stagiaire)

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