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ASSEMBLEE NATIONALE> Séance plénière

Un projet de loi portant sur un don non remboursable et sans intérêts de 25,0 millions de dollars américains, adopté à l’unanimité

aajkxL’Assemblée nationale a analysé et adopté, le jeudi 16 mars 2017, un projet de loi portant ratification par la République du Burundi de l’accord de financement entre la République du Burundi et l’Association internationale de développement(IDA) en faveur du projet de productivité et de développement des marchés agricoles, un financement additionnel (PRODEMA-FA). Un financement de 25,0 millions de dollars américains soit environ 42,5 milliards de FBU qui est un don non remboursable et sans intérêts, mobilisable à 100% sans besoins de budgets national de contrepartie. Ce projet a été adopté à l’unanimité.

Dans l’exposé des motifs, le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Déo Guide Rurema a fait savoir que ce financement vise l’amélioration de la sécurité alimentaire et la situation nutritionnelle par l’augmentation de la production. Et aussi l’augmentation des revenus des ménages et la création d’emploi dans le milieu rural ainsi que l’accès aux marchés pour les produits importants de consommation locale ou régionale. Il a indiqué que l’objectif de développement du projet est d’améliorer la productivité des exploitations agricoles des petits producteurs et leur accès au marché pour les chaines de valeur ciblées dans la zone du projet sur la période de janvier 2017 à décembre 2019. Ce projet couvrira les dix provinces couvertes par le projet Prodema et ces provinces sont : Bubanza, Bururi, Cankuzo, Kirundo, Makamba, Muramvya,Muyinga, Mwaro,Ngozi et Rutana.

Il apportera une réponse à la population
Pour le ministre Rurema, ce financement apportera incontestablement une réponse à la population rurale dans sa quête d’un appui pour l’augmentation de la production agricole et d’élevage et dans le financement des activités de développement de la mise en marche des produits agricoles et d’élevage. Ces financements sont consentis sous forme de subventions moyennant une contribution minimum des bénéficiaires de 10% pour les activités de production et de commercialisation et de transformation après un processus de sélection locale, participatif et transparents.
Les parlementaires ont voulu savoir pourquoi il y a une contribution supplémentaire de 10% de la part des bénéficiaires alors que ce financement est un don non remboursable et sans intérêts. M. Rurema a répondu que les bénéficiaires directs des financements vont apporter une contribution en nature. Ce sont par exemple la main d’œuvre pour le labour ou pour la construction des étables. Et c’est cette contribution en nature qui est valorisé, a expliqué le ministre de l’Agriculture et de l’élevage. Concernant les critères de sélection pour identifier les bénéficiaires de ce financement additionnel, il a souligné que les bénéficiaires sont des groupements de producteurs, associations de producteurs ou organisation des producteurs. Ces bénéficiaires doivent être reconnus et enregistrés par l’autorité communale.

FIDES NDEREYIMANA

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