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Ancien site de Carama> Regard sur la mise application de la décision du Gouvernement d’expulser les déplacés

Certains ont préféré rester dans le voisinage

 

DSC 0318Il y a quelques semaines, le gouvernement du Burundi a pris une décision d’expulser tous les déplacés qui vivaient dans le site de Carama. Il leur a ordonné de retourner chacun dans sa province natale car selon l’Etat, chacun d’eux connaît d’où il est venu. La rédaction du quotidien Le Renouveau s’est rendue sur les lieux le mardi 10 janvier pour voir si cette décision a été pratiquement mise en application. Certains d’entre eux ont préféré rester dans le voisinage de cette place dans des maisons en cours de construction.

 

Arrivé à la place qui abritait l’ancien site de Carama situé à quelques mètres de la RN9 dans la zone de Kinama en commune urbaine de Ntahangwa, on est accueilli par une foule de femmes et d’enfants qui y circulent. Selon les informations fournies par Mapendo Zaida, une des femmes qui vivait dans ledit site, les déplacés se retrouvent là-bas par containte. Ils ont besoin d’aide de la part de n’importe qui, visiteur de ce lieu. «Nous venons ici pour chercher des plantes légumineuses afin d’avoir quelques chose à mettre sous la dent», a dit Mme Mapendo. «Nous sommes obligés de venir ici car nous n’avons pas d’autre choix du fait que beaucoup d’entre nous n’avons pas d’origine comme le croit notre gouvernement», a-t-elle ajouté.
En effet, Mme Mapendo a indiqué qu’elle a été mariée en République démocratique du Congo avec un Burundais né en Tanzanie qui ne connaît pas l’origine de ses parents. De retour au Burundi, a continué Mapendo, ils ont été accueillis dans les enceintes de l’office national de protection de réfugiés et apatrides (l’Onapra). Après cinq ans, les autorités de cet office leur ont dit de rejoindre d’autres déplacés qui vivaient dans le site dit Kumase. Notre interlocutrice a précisé que sa famille et d’autres ont été amenés au site de Carama après avoir fermé celui de Kumase. Ils croyaient qu’on allait leur attribuer leurs propres parcelles, malheureusement le gouvernement les a encore chassés d’ici en leur ordonnant de retourner là d’où ils étaient venus. Mapendo indique qu’elle ne voit pas où installer sa famille, et c’est le même cas pour les autres ayant les mêmes problèmes.
Mme Mapendo et les autres trouvés sur place ont dit qu’ils ont préféré rester aux alentours de ce site dans les maisons en cours de construction tout en espérant que le gouvernement ou les autres bienfaiteurs vont voler à leur secours,
VINCENT MBONIHANKUYE

 

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