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ENTREPRENARIAT> Kereniya foods

Trouver du travail ces jours-ci est devenu trop dur. Le chômage frappe à grande échelle sur le territoire national. Ce dernier frappe en grande majorité les jeunes. Cependant, certains commencent à comprendre que travailler pour les autres n’est pas une option, ils commencent à créer leurs propres emplois et en donnent aux autre.foods

En date du 2 Juin 2020, nous nous sommes entretenu avec un jeune entrepreneur qui s’est lancé dans la transformation agro-alimentaire. La raison était de savoir comment il est parvenu à cette idée, ses perspectives et les difficultés rencontrées. Selon François Bucumi, chef d’entreprise Kereniya foods, l’idée lui est venu après ses études universitaires. Historien de formation, il n’a pas pu trouver du travail et il s’est lancé dans la transformation agro-alimentaire. « Je n’ai pas trouvé du travail après mes études et j’ai décidé d’être mon propre employeur.»a-t-il ditD’après lui, créer son entreprise n’était pas une chose facile, les obstacles ont été nombreux. « Ce n’était pas facile au départ pour créer cette entreprise. Il m’a fallu du temps et des moyens financiers pour y arriver. J’avais l’idée mais limité dans les moyens. L’entreprise a été enregistrée à l’Api depuis 2017 mais ce n’est qu’en 2020 que j’ai démarré. Il fallait demander l’autorisation de vente des produits au ministère en charge du commerce. J’ai également fait connaitre nos produits à la BBN pour vérifier leur qualité. Avec ce processus je devais chercher un capital pour démarrer. Là, vous entendrez  les fonds et le capital humain. Mais également les produits à transformer sont quelque fois chers ou presque introuvables sur le marché »a-t-il ajoutéA propos des perspectives M.Bucumi a dit que l’entreprise évolue bien et qu’il envisage augmenter le personnel. « Je me réjouis du niveau atteint après cinq mois de travail. Je pense à augmenter le personnel pour pouvoir produire beaucoup plus. Pour le moment chez Kereniya foods, il y a vingt employés rémunérés mensuellement mais j’aimerai doubler l’effectif. Nos produits sont sollicités sur le marché et cela montre que nous avons réussi notre projet»M.Bucumi a enfin appelé les jeunes Burundais à créer leurs propres emplois car pour lui, faire des affaires, c’est mieux que recevoir un salaire.Travailler pour soi est une merveilleuse chose. J’inviterai les jeunes burundais à créer leurs propres emplois au lieu d’attendre ceux de l’Etat. Signalons que Kereniya foods transforme la farine de blé, de maïs et du sésame.

Laurent Mpundunziza (stagiaire)

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