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GLICE BURUNDI> Etat des lieux des déchets électriques au Burundi

Il y a beaucoup de déchets électriques et électroniques au Burundi. Pour qu’ils ne soient pas nuisibles à la santé et à l’environnement, il faut assurer une gestion écologique rationnelle, c'est-à-dire veiller à ce que ces déchets ne présentent aucun effet néfaste sur la santé et sur dechetsl’environnement. 

 
Dans un entretien avec Roger Ouedraogo, représentant légal de Glice Burundi (Great lakes initiatives for communities empowerment), il indique qu’au sein de cette entreprise, il y a un programme qui assure la gestion écologiquement rationnelle des déchets électriques et électroniques. Il a fait savoir que ce projet a été initié depuis 2014. « Depuis cette période, chaque année, il y a une augmentation de déchets électriques et électroniques au niveau de notre entreprise. Cela nous montre qu’il y a beaucoup de déchets électriques au Burundi », a dit M. Ouedraogo avant d’ajouter qu’au sein de cette entreprise, la collecte est estimée à 1% de ces déchets. Il a souligné que la cause est due au manque d’un cadre légal clair par rapport à la gestion des déchets électriques. Une autre raison est que d’autres structures font la vente aux enchères de ces déchets. C’est une occasion pour elles de s’en débarrasser. M. Ouedraogo regrette que c’est un comportement irresponsable de la part de beaucoup de  structures.  Il a insisté qu’il y a des gens qui viennent  prendre ces déchets et après avoir extrait quelques pièces dont ils ont besoin, ils jettent le reste dans la nature. Notre interlocuteur a précisé que les déchets électriques et électroniques ne sont pas comme des déchets ménagers puisque ces derniers sont biodégradables.  « Si on prend une carte mère, une pile ou un écran de téléphone et qu’on les abandonne dans la nature ; ils ne vont  pas se dégrader. En plus de cela, ces éléments contiennent des fractions toxiques. Ça peut être du mercure, du plomb, etc.  Quand ils sont jetés dans la nature, ils polluent non seulement l’environnement, mais également l’eau et le sol et  ils présentent par après des répercutions sur la santé. Normalement, ces types de déchets doivent être collectés et gérés de façon appropriée pour éviter la pollution sur l’environnement et les effets néfastes sur la santé tant humaine qu’animale », a dit M. Ouedraogo.

 
Ces déchets sont particuliers

Il a précisé qu’au sein de Glice Burundi, ils ont reçu des formations depuis 2014 pour gérer ces déchets. Selon lui, ces déchets sont particuliers ; ils sont des déchets solides spéciaux et ils ne sont pas biodégradables. Il demande donc leur gestion de façon appropriée. Il a signalé que la gestion écologiquement  rationnelle des déchets électriques consiste d’abord à sensibiliser la population sur leurs effets néfastes sur l’environnement et la santé. Ensuite, il faut procéder à leur collecte. « Nous avons actuellement un centre au quartier Carama. Les déchets sont collectés et acheminés à ce centre. Une fois déposés au centre, on fait l’enregistrement de tous les déchets ; on les pèse et on fait le démantèlement. Chaque élément est démonté et entreposé en fraction homogène. Après, on procède à leur envoi pour le recyclage ou la dépollution. Les plastiques et les fers  peuvent être recyclés. Les écrans qui contiennent du plomb ou du mercure sont déposés là où ils vont être dépollués sans qu’il y ait un contact avec le sol et la nature. C’est ce qu’on appelle la gestion écologiquement rationnelle, c'est-à-dire qu’elle n’a aucun effet néfaste sur l’environnement et sur la santé »,a-t-il insisté. Notre interlocuteur a terminé en conseillant la population de toujours trier les déchets électriques afin de les confier aux structures qui peuvent les gérer de façon écologique rationnelle. 


Emélyne Iradukunda

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