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MALADIES RESPIRATOIRES> Risque encouru par les utilisateurs des moulin

Les utilisateurs des moulins se plaignent que leurs patrons ne se soucient pas de leur santé, raison qui explique pour quoi ils ne leur donnent pas de masque de protection des nez. Cela ressort d’un entretien qu’a accordé, Pascal Miburo, utilisateur de moulin au quartier Gikungu, le mercredi 15 avril 2020, à la rédaction du journal Le Renouveau.balance

Au cours de cet entretien, M.  Miburo a dit que ceux qui utilisent les machines à moudre « les moulins » sont susceptibles d’attraper les maladies infectieuses qui touchent les structures pulmonaires. «Il s’agit notamment de la bronchites, de la tuberculose ou des maladies qui attaquent les alvéoles pulmonaires caractérisées pour la plupart de fois par une toux grasse ou sèche, essoufflement, gêne respiratoire », se lamente-t-il.Il demande que leurs chefs aient pitié d’eux en leur procurant des masques afin de diminuer le risque d’attraper les maladies respiratoires. A la question de savoir si ces utilisateurs des moulins ne peuvent pas s’en procurer eux-mêmes, notre interlocuteur a indiqué que ce n’est pas facile. « Le salaire  que  nous  percevons  est  très minime  à  tel  point que nous nous retrouvons  même dans l’incapacité de subvenir aux besoins de nos familles ».A côté des masques, notre interlocuteur trouve que leurs chefs devraient leur donner au moins d’un litre de lait par jour car, a-t-il ajouté, le lait contribue énormément à la prévention de telles maladies. L’autre défi qui n’est pas le moindre c’est que les propriétaires des moulins n’engagent qu’un seul travailleur condamné à travailler tous les jours. Pour lui, il faudrait au moins prendre deux ouvriers pour qu’ils puissent permuter. « Malheureusement, nos patrons se plaignent qu’ils n’ont pas de possibilités de payer deux travailleurs », s’indigne-t-il.  Concernant le rendement, M. Miburo dit ne pas comprendre les prétextes de leurs patrons car ils reçoivent beaucoup d’argent surtout pendant la période de moissons des céréales. 

    Moïse Nkurunziza

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